The Project Gutenberg EBook of Le Tour du Monde; Shanga, la mtropole
chinoise, by Various

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Title: Le Tour du Monde; Shanga, la mtropole chinoise
       Journal des voyages et des voyageurs; 2e Sem. 1905

Author: Various

Editor: douard Charton

Release Date: September 8, 2009 [EBook #29933]

Language: French

Character set encoding: ISO-8859-1

*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK SHANGA ***




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Page 287: "Une concurrence aimable entretient leur ardeur, et au eu
tous travaillent avec la plus belle vaillance," a t chang en "Une
concurrence aimable entretient leur ardeur, et tous travaillent avec
la plus belle vaillance,"]





                    LE TOUR DU MONDE




                         PARIS
                IMPRIMERIE FERNAND SCHMIDT
                  20, rue du Dragon, 20




                NOUVELLE SRIE--11e ANNE
                       2e SEMESTRE




                    LE TOUR DU MONDE

                         JOURNAL
              DES VOYAGES ET DES VOYAGEURS




                     Le Tour du Monde
             a t fond par douard Charton
                         en 1860




                         PARIS
              LIBRAIRIE DE HACHETTE ET Cie
             79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79
         LONDRES, 18, KING WILLIAM STREET, STRAND
                          1905

Droits de traduction et de reproduction rservs.




TABLE DES MATIRES


L'T AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_

  I. De Paris  Srnagar. -- Un guide pratique. -- De Bombay 
     Lahore. -- Premiers prparatifs. -- En _tonga_ de
     Rawal-Pindi  Srnagar. -- Les Kachmiris et les matres du
     Kachmir. -- Retour  la vie nomade.                             1

  II. La Valle heureuse en _dounga_. -- Bateliers et
     batelires. -- De Baramoula  Srnagar. -- La capitale du
     Kachmir. -- Un peu d'conomie politique. -- En amont de
     Srnagar.                                                      13

  III. Sous la tente. -- Les petites valles du Sud-Est. --
     Histoires de voleurs et contes de fes. -- Les ruines de
     Martand. -- De Brahmanes en Moullas.                           25

     IV. Le plerinage d'Amarnth. -- La valle du Lidar. -- Les
     plerins de l'Inde. -- Vers les cimes. -- La grotte sacre.
     -- En _dholi_. -- Les Goudjars, pasteurs de buffles.           37

  V. Le plerinage de l'Haramouk. -- Alpinisme funbre et
     hydrothrapie religieuse. -- Les temples de Vangth. --
     Frissons d'automne. -- Les adieux  Srnagar.                  49


SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Mdecin-major des troupes coloniales_.

  I. Voyage dans la brousse. -- En file indienne. -- Motso.
     -- La route dans un ruisseau. -- Dengura. -- Kodioso. --
     Villes et villages abandonns. -- O est donc Betti? --
     Arrive  Dioubasso.                                           61

  II. Dans le territoire de Mop. -- Coutumes du pays. -- La
     mort d'un prince hritier. -- L'preuve du poison. -- De
     Mop  Betti. -- Bnie, roi de Betti, et sa capitale. --
     Retour  Petit-Alp.                                          73

  III. Rapports et rsultats de la mission. -- Valeur
     conomique de la cte d'Ivoire. -- Richesse de la flore. --
     Supriorit de la faune.                                       85

  IV. La fivre jaune  Grand-Bassam. -- Deuils nombreux. --
     Retour en France.                                              90


L'LE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_

  I. L'le d'Elbe et le canal de Piombino. -- Deux mots
     d'histoire. -- Dbarquement  Porto-Ferraio. -- Une ville
     d'opra. -- La teste di Napoleone et le Palais imprial.
     -- La bannire de l'ancien roi de l'le d'Elbe. -- Offre 
     Napolon III, aprs Sedan. -- La bibliothque de l'Empereur.
     -- Souvenir de Victor Hugo. Le premier mot du pote. -- Un
     enterrement aux flambeaux. Cagoules noires et cagoules
     blanches. Dans la paix des limbes. -- Les diffrentes routes
     de l'le.                                                      97

  II. Le golfe de Procchio et la montagne de Jupiter. -- Soir
     temptueux et morne tristesse. -- L'ascension du Monte
     Giove. -- Un village dans les nues. -- L'Ermitage de la
     Madone et la Sedia di Napoleone. -- Le vieux gardien de
     l'infini. Bastia, Signor!. Vision sublime. -- La cte
     orientale de l'le. Capoliveri et Porto-Longone. -- La gorge
     de Monserrat. -- Rio 1 Marina et le monde du fer.             109

  III. Napolon, roi de l'le d'Elbe. -- Installation aux
     Mulini. -- L'Empereur  la gorge de Monserrat. -- San
     Martino Saint-Cloud. La salle des Pyramides et le plafond
     aux deux colombes. Le lit de Bertrand. La salle de bain et
     le miroir de la Vrit. -- L'Empereur transporte ses pnates
     sur le Monte Giove. -- Elbe perdue pour la France. --
     L'ancien Muse de San Martino. Essai de reconstitution par
     le propritaire actuel. Le lit de Madame Mre. -- O il faut
     chercher  Elbe les vraies reliques impriales. Apollon
     gardant ses troupeaux. ventail et bijoux de la princesse
     Pauline. Les clefs de Porto-Ferraio. Autographes. La robe de
     la signorina Squarci. -- L'glise de l'archiconfrrie du
     Trs-Saint-Sacrement. La Pieta de l'Empereur. Les
     broderies de soie des Mulini. -- Le vieil aveugle de
     Porto-Ferraio.                                                121


D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE

Par _M. VICTOR CHAPOT_

_membre de l'cole franaise d'Athnes._

  I. -- Alexandrette et la monte de Belan. -- Antioche et
     l'Oronte; excursions  Daphn et  Soueidieh. -- La route
     d'Alep par le Kasr-el-Benat et Dana. -- Premier aperu
     d'Alep.                                                       133

  II. -- Ma caravane. -- Village d'Yazides. -- Nisib. --
     Premire rencontre avec l'Euphrate. -- Biredjik. --
     Souvenirs des Htens. -- Excursion  Resapha. -- Comment
     atteindre Ras-el-An? Comment le quitter? -- Enfin  Orfa!    145

  III. -- Sjour  Orfa. -- Samosate. -- Valle accidente de
     l'Euphrate. -- Roum-Kaleh et Antab. -- Court repos  Alep.
     -- Saint-Symon et l'Alma-Dagh. -- Huit jours trappiste! --
     Conclusion pessimiste.                                        157


LA FRANCE AUX NOUVELLES-HBRIDES

Par _M. RAYMOND BEL_

      qui les Nouvelles-Hbrides: France, Angleterre ou
     Australie? Le condominium anglo-franais de 1887. --
     L'oeuvre de M. Higginson. -- Situation actuelle des les. --
     L'influence anglo-australienne. -- Les ressources des
     Nouvelles-Hbrides. -- Leur avenir.                           169


LA RUSSIE, RACE COLONISATRICE

Par _M. ALBERT THOMAS_

  I. -- Moscou. -- Une dception. -- Le Kreml, acropole
     sacre. -- Les glises, les palais: deux poques.             182

  II. -- Moscou, la ville et les faubourgs. -- La bourgeoisie
     moscovite. -- Changement de paysage; Nijni-Novgorod: le
     Kreml et la ville.                                            193

  III. -- La foire de Nijni: marchandises et marchands. --
     L'oeuvre du commerce. -- Sur la Volga. --  bord du
     _Sviatoslav_. -- Une visite  Kazan. -- La sainte mre
     Volga.                                                       205

  IV. -- De Samara  Tomsk. -- La vie du train. -- Les
     passagers et l'quipage: les soires. -- Dans le steppe:
     l'effort des hommes. -- Les migrants.                        217

  V. -- Tomsk. -- La mle des races. -- Anciens et nouveaux
     fonctionnaires. -- L'Universit de Tomsk. -- Le rle de
     l'tat dans l'oeuvre de colonisation.                         229

  VI. -- Heures de retour. -- Dans l'Oural. -- La
     Grande-Russie. -- Conclusion.                                 241


LUGANO, LA VILLE DES FRESQUES

Par _M. GERSPACH_

     La petite ville de Lugano; ses charmes; son lac. -- Un peu
     d'histoire et de gographie. -- La cathdrale de
     Saint-Laurent. -- L'glise Sainte-Marie-des-Anges. --
     Lugano, la ville des fresques. -- L'oeuvre du Luini. --
     Procds employs pour le transfert des fresques.             253


SHANGHA, LA MTROPOLE CHINOISE

Par _M. MILE DESCHAMPS_

  I. -- Woo-Sung. -- Au dbarcadre. -- La Concession
     franaise. -- La Cit chinoise. -- Retour  notre
     concession. -- La police municipale et la prison. -- La
     cangue et le bambou. -- Les excutions. -- Le corps de
     volontaires. -- meutes. -- Les conseils municipaux.          265

  II. -- L'tablissement des jsuites de Zi-ka-oue. --
     Pharmacie chinoise. -- Le camp de Kou-ka-za. -- La fumerie
     d'opium. -- Le charnier des enfants trouvs. -- Le
     fournisseur des ombres. -- La concession internationale. --
     Jardin chinois. -- Le Bund. -- La pagode de Long-hoa. --
     Fou-tchou-road. -- Statistique.                              277


L'DUCATION DES NGRES AUX TATS-UNIS

Par _M. BARGY_

     Le problme de la civilisation des ngres. -- L'Institut
     Hampton, en Virginie. -- La vie de Booker T. Washington. --
     L'cole professionnelle de Tuskegee, en Alabama. --
     Conciliateurs et agitateurs. -- Le vote des ngres et la
     casuistique de la Constitution.                               289


 TRAVERS LA PERSE ORIENTALE

Par _le Major PERCY MOLESWORTH SYKES_

_Consul gnral de S. M. Britannique au Khorassan_.

  I. -- Arrive  Astrabad. -- Ancienne importance de la
     ville. -- Le pays des Turkomans:  travers le steppe et les
     Collines Noires. -- Le Khorassan. -- Mechhed: sa mosque;
     son commerce. -- Le dsert de Lout. -- Sur la route de
     Kirman.                                                       301

  II. -- La province de Kirman. -- Gographie: la flore, la
     faune; l'administration, l'arme. -- Histoire: invasions et
     dvastations. -- La ville de Kirman, capitale de la
     province. -- Une saison sur le plateau de Sardou.             313

  III. -- En Baloutchistan. -- Le Makran: la cte du golfe
     Arabique. -- Histoire et gographie du Makran. -- Le Sarhad.  325

  IV. -- Dlimitation  la frontire perso-baloutche. -- De
     Kirman  la ville-frontire de Kouak. -- La Commission de
     dlimitation. -- Question de prsance. -- L'oeuvre de la
     Commission. -- De Kouak  Klat.                              337

  V. -- Le Seistan: son histoire. -- Le delta du Helmand. --
     Comparaison du Seistan et de l'gypte. -- Excursions dans le
     Helmand. -- Retour par Yezd  Kirman.                         349


AUX RUINES D'ANGKOR

Par _M. le Vicomte DE MIRAMON-FARGUES_

     De Sagon  Pnm-penh et  Compong-Chuang. --  la rame sur
     le Grand-Lac. -- Les charrettes cambodgiennes. -- Siem-Rap.
     -- Le temple d'Angkor. -- Angkor-Tom -- Dcadence de la
     civilisation khmer. -- Rencontre du second roi du Cambodge.
     -- Oudong-la-Superbe, capitale du pre de Norodom. -- Le
     palais de Norodom  Pnm-penh. -- Pourquoi la France ne
     devrait pas abandonner au Siam le territoire d'Angkor.        361


EN ROUMANIE

Par _M. Th. HEBBELYNCK_

  I. -- De Budapest  Petrozeny. -- Un mot d'histoire. -- La
     valle du Jiul. -- Les Boyards et les Tziganes. -- Le march
     de Targu Jiul. -- Le monastre de Tismana.                    373

  II. -- Le monastre d'Horezu. -- Excursion  Bistritza. --
     Romnicu et le dfil de la Tour-Rouge. -- De Curtea de Arges
      Campolung. -- Dfil de Dimboviciora.                       385

  III. -- Bucarest, aspect de la ville. -- Les mines de sel de
     Slanic. -- Les sources de ptrole de Doftana. -- Sinaa,
     promenade dans la fort. -- Busteni et le domaine de la
     Couronne.                                                     397


CROQUIS HOLLANDAIS

Par _M. Lud. GEORGES HAMN_

_Photographies de l'auteur._

  I. -- Une ville hollandaise. -- Middelburg. -- Les nuages.
     -- Les _boerin_. -- La maison. -- L'clusier. -- Le march.
     -- Le village hollandais. -- Zoutelande. -- Les bons
     aubergistes. -- Une soire locale. -- Les sabots des petits
     enfants. -- La kermesse. -- La pit du Hollandais.           410

  II. -- Rencontre sur la route. -- Le beau cavalier. -- Un
     djeuner dcevant. -- Le pre Kick.                           421

  III. -- La terre hollandaise. -- L'eau. -- Les moulins. --
     La culture. -- Les polders. -- Les digues. -- Origine de la
     Hollande. -- Une nuit  Veere. -- Wemeldingen. -- Les cinq
     jeunes filles. -- Flirt muet. -- Le pochard. -- La vie sur
     l'eau.                                                        423

  IV. -- Le pcheur hollandais. -- Volendam. -- La lessive. --
     Les marmots. -- Les canards. -- La pche au hareng. -- Le
     fils du pcheur. -- Une le singulire: Marken. -- Au milieu
     des eaux. -- Les maisons. -- Les moeurs. -- Les jeunes
     filles. -- Perspective. -- La tourbe et les tourbires. --
     Produit national. -- Les tourbires hautes et basses. --
     Houille locale.                                               433


ABYDOS

dans les temps anciens et dans les temps modernes

Par _M. E. AMELINEAU_

     Lgende d'Osiris. -- Histoire d'Abydos  travers les
     dynasties,  l'poque chrtienne. -- Ses monuments et leur
     spoliation. -- Ses habitants actuels et leurs moeurs.         445


VOYAGE DU PRINCE SCIPION BORGHSE AUX MONTS CLESTES

Par _M. JULES BROCHEREL_

  I. -- De Tachkent  Prjevalsk. -- La ville de Tachkent. --
     En tarentass. -- Tchimkent. -- Aouli-Ata. -- Tokmak. -- Les
     gorges de Bouam. -- Le lac Issik-Koul. -- Prjevalsk. -- Un
     chef kirghize.                                                457

  II. -- La valle de Tomghent. -- Un aoul kirghize. -- La
     traverse du col de Tomghent. -- Chevaux alpinistes. -- Une
     valle dserte. -- Le Kizil-tao. -- Le Saridjass. --
     Troupeaux de chevaux. -- La valle de Kachkateur. -- En vue
     du Khan-Tengri.                                               469

  III. -- Sur le col de Tuz. -- Rencontre d'antilopes. -- La
     valle d'Inghiltchik. -- Le tchiou mouz. -- Un chef
     kirghize. -- Les gorges d'Attialo. -- L'aoul d'Oustchiar.
     -- Arrts par les rochers.                                   481

  IV. -- Vers l'aiguille d'Oustchiar. -- L'aoul de Kaende. --
     En vue du Khan-Tengri. -- Le glacier de Kaende. -- Bloqus
     par la neige. -- Nous songeons au retour. -- Dans la valle
     de l'Irtach. -- Chez le kaltch. -- Cuisine de Kirghize. --
     Fin des travaux topographiques. -- Un enterrement kirghize.   493

  V. -- L'heure du retour. -- La valle d'Irtach. -- Nous
     retrouvons la douane. -- Arrive  Prjevalsk. -- La
     dispersion.                                                   505

  VI. -- Les Khirghizes. -- L'origine de la race. -- Kazaks et
     Khirghizes. -- Le classement des Bourouts. -- Le costume
     khirghize. -- La yourte. -- Moeurs et coutumes khirghizes.
     -- Mariages khirghizes. -- Conclusion.                        507


L'ARCHIPEL DES FERO

Par _Mlle ANNA SEE_

     Premire escale: Trangisvaag. -- Thorshavn, capitale de
     l'Archipel; le port, la ville. -- Un peu d'histoire. -- La
     vie vgtative des Feroens. -- La pche aux dauphins. -- La
     pche aux baleines. -- Excursions diverses  travers
     l'Archipel.                                                   517


PONDICHRY

chef-lieu de l'Inde franaise

Par _M. G. VERSCHUUR_

     Accs difficile de Pondichry par mer. -- Ville blanche et
     ville indienne. -- Le palais du Gouvernement. -- Les htels
     de nos colonies. -- Enclaves anglaises. -- La population;
     les enfants. -- Architecture et religion. -- Commerce. --
     L'avenir de Pondichry. -- Le march. -- Les coles. -- La
     fivre de la politique.                                       529


UNE PEUPLADE MALGACHE LES TANALA DE L'IKONGO

Par _M. le Lieutenant ARDANT DU PICQ_

  I. -- Gographie et histoire de l'Ikongo. -- Les Tanala. --
     Organisation sociale. Tribu, clan, famille. -- Les lois.      541

  II. -- Religion et superstitions. -- Culte des morts. --
     Devins et sorciers. -- Le Sikidy. -- La science. --
     Astrologie. -- L'criture. -- L'art. -- Le vtement et la
     parure. -- L'habitation. -- La danse. -- La musique. -- La
     posie.                                                       553


LA RGION DU BOU HEDMA

(sud tunisien)

Par _M. Ch. MAUMEN_

     Le chemin de fer Sfax-Gafsa. -- Maharess. -- Lella Mazouna.
     -- La fort de gommiers. -- La source des Trois Palmiers. --
     Le Bou Hedma. -- Un groupe mgalithique. -- Renseignements
     indignes. -- L'oued Hadedj et ses sources chaudes. -- La
     plaine des Ouled bou Saad et Sidi haoua el oued. -- Bir
     Saad. -- Manoubia. -- Khrangat Touninn. -- Sakket. -- Sened.
     -- Ogla Zagoufta. -- La plaine et le village de Mech. --
     Sidi Abd el-Aziz.                                             565


DE TOLDE  GRENADE

Par _Mme JANE DIEULAFOY_

  I. -- L'aspect de la Castille. -- Les troupeaux en
     _transhumance_. -- La Mesta. -- Le Tage et ses potes. -- La
     Cuesta del Carmel. -- Le Cristo de la Luz. -- La machine
     hydraulique de Jualino Turriano. -- Le Zocodover. -- Vieux
     palais et anciennes synagogues. -- Les Juifs de Tolde. --
     Un souvenir de l'inondation du Tage.                          577

  II. -- Le Taller del Moro et le Salon de la Casa de Mesa. --
     Les pupilles de l'vque Siliceo. -- Santo Tom et l'oeuvre
     du Greco. -- La mosque de Tolde et la reine Constance. --
     Juan Guaz, premier architecte de la Cathdrale. -- Ses
     transformations et adjonctions. -- Souvenirs de las Navas.
     -- Le tombeau du cardinal de Mendoza. Isabelle la Catholique
     est son excutrice testamentaire. -- Ximns. -- Le rite
     mozarabe. -- Alvaro de Luda. -- Le porte-bannire d'Isabelle
      la bataille de Toro.                                        589

  III. -- Entre d'Isabelle et de Ferdinand, d'aprs les
     chroniques. -- San Juan de los Reyes. -- L'hpital de Santa
     Cruz. -- Les Soeurs de Saint-Vincent de Paul. -- Les
     portraits fameux de l'Universit. -- L'ange et la peste. --
     Sainte-Locadie. -- El Cristo de la Vega. -- Le soleil
     couchant sur les pinacles de San Juan de los Reyes.           601

  IV. -- Les cigarrales. -- Le pont San Martino et son
     architecte. -- Dvouement conjugal. -- L'inscription de
     l'Htel de Ville. -- Cordoue, l'Athnes de l'Occident. -- Sa
     mosque. -- Ses fils les plus illustres. -- Gonzalve de
     Cordoue. -- Les comptes du _Gran Capitan_. -- Juan de Mena.
     -- Doa Maria de Pardes. -- L'industrie des cuirs repousss
     et dors.                                                     613




  TOME XI, NOUVELLE SRIE.--23e LIV.         N 23.--10 Juin 1905

[Illustration: Les quais sont anims par la population grouillante des
chinois (page 266).--D'aprs une photographie.]




SHANGHA, LA MTROPOLE CHINOISE

Par M. MILE DESCHAMPS.

     I. -- Woo-sung. -- Au dbarcadre. -- La concession franaise. --
     La cit chinoise. -- Retour  notre concession. -- La police
     municipale et la prison. -- La cangue et le bambou. -- Les
     excutions. -- Le corps de volontaires. -- meutes. -- Les
     conseils municipaux.


[Illustration: Acteurs du thtre chinois.--D'aprs une photographie.]

Shangha, qui signifie prs de la mer, est une ville trs ancienne,
puisqu'elle est mentionne dj en 249 avant Jsus-Christ, et qu'elle
fut le sige, il y a deux mille ans, d'une importante industrie
cotonnire. Au XIe sicle, un bureau de douanes y fut tabli; et elle
devint cit de troisime ordre (_hsinn_) au XIVe sicle.

C'est aujourd'hui la ville principale de la province de Kiang-sou, le
plus au nord des cinq grands ports chinois ouverts au commerce
europen par le trait de Nan-king. Elle est situe sur une vaste
plaine basse, au sol alluvial trs riche,  22 kilomtres du nouveau
port  trait Woo-sung (prononcez Ou-soung),  l'estuaire du Yang-ts,
sur le Ouang-p, au point o la petite rivire de Sou-tchou se jette
dans ce dernier. Les collines les plus rapproches de la ville, qui
n'ont qu'une centaine de mtres de hauteur, sont  plus de 50
kilomtres  l'ouest.

Elle est partage en trois parties distinctes, dont deux rgies
chacune par une municipalit spciale d'aprs des rglements datant
dj de loin, la concession internationale et la concession franaise;
la troisime est forme par la cit chinoise, dans le gouvernement de
laquelle les puissances trangres n'ont rien  voir.

Nominalement, le terrain des concessions appartient toujours 
l'empereur de Chine, mais il est donn  perptuit, moyennant 1500
sapques--la monnaie de cuivre courante, perce d'un trou carr dont
il faut plus de 800 pour un dollar de 2 francs environ,--ce qui
quivaut  un dollar et demi, par _mow_ (1/6e d'acre), mesure locale
de surface pour les terrains.

 Woo-sung,  l'embouchure du Yang-ts, o arrivent les courriers et
o stationnent les grands navires que leur tirant d'eau empche de
remonter jusqu' Shangha, on ne voit que les forts chinois
aujourd'hui dmantels, quelques constructions et des jonques. Des
chaloupes  vapeur, que possdent toutes les compagnies, apportent
dpches et voyageurs  l'arrive, et les emmnent au dpart. Tout le
long de ce trajet d'une heure et demie, ce ne sont, sur les rives du
grand fleuve,  ct de terres incultes, inondes, qu'entrepts,
fabriques, ateliers de construction, dpts de toutes sortes, de plus
en plus denses et importants au fur et  mesure qu'on se rapproche de
la mtropole. Le panorama de la ville, de ce ct, a un aspect trs
europen et s'tend sur un grand espace, puisque les quais, tout le
long de l'enfoncement que fait la rivire  ce point, ont 8 kilomtres
1/2 de dveloppement, y compris les quais chinois.

Nous dbarquons  l'appontement rserv des Messageries Maritimes, sur
le quai de France, le quai de notre concession: l'horizon n'a rien de
chinois, et, n'tait la population, sur ce quai trs large, ombrag,
trs beau, avec, en face, sur une ligne, les jolies constructions de
la banque de l'Indo-Chine, de l'htel des Messageries Maritimes, du
Consulat gnral de France, on pourrait se croire tout aussi bien
arriv dans n'importe quel grand port europen. Mais voici l'illusion
qui cesse au passage d'un de ces vhicules, si nombreux dans le pays,
si utiles, servant  la fois de moyen de transport pour les
marchandises et d'omnibus pour les indignes, qui portent le nom
barbare anglais de _wheel-barrow_, et que nous appelons tout
simplement des brouettes.

Ce curieux vhicule est purement chinois. C'est une roue, sur laquelle
sont tablis deux bancs spars par un intervalle formant dossier. De
trs lourds colis peuvent se transporter au moyen de cet instrument,
qui est aussi l'omnibus du pauvre, cotant seulement quelques
centimes, mais qui ne fait que du deux  l'heure. Quittons le quai 
l'entre de la rue principale de notre concession, rue du Consulat,
encombre  ce moment de _rickschws_, l'agrable voiturette de tout
l'Extrme-Orient, la plus belle invention japonaise. L'illusion peut
durer quelque temps avec la belle construction de notre Consulat
gnral  droite, et de fort belles btisses en briques  gauche,
pendant 250 mtres environ, jusqu' la rue Montauban, o s'lvent un
htel franais et notre bureau de poste. Mais aprs, l'aspect est bien
chinois, grce aux petites maisons de bois qui s'lvent en un mois et
brlent comme des allumettes, aux boutiques cte  cte, 
l'irrgularit du sol et au grouillement de sa population; et le
voyageur qui, ayant dbarqu sur le quai de l'autre concession, 
voies larges,  l'aspect europen qui se dgage des confortables
constructions, de la rgularit et de la propret des rues, passerait
en voiture sur la ntre, la pourrait reconnatre aux seuls cahots de
son vhicule. Cette rue du Consulat, notre principale artre, d'un
bout  l'autre, sur une longueur de 1 kilomtre et quelques centaines
de mtres (1 kil. 400), est tout le long de l'anne en travail
d'empierrage. Mais poursuivons. Vers le milieu de la rue, la
Municipalit franaise a une belle prestance avec son jardin que
domine la statue de bronze de l'amiral Protet, tu  l'attaque de
Nan-yao, le 17 mai 1862. Plus loin, nous rencontrons le plus important
de nos quatre postes de police, celui de l'Ouest,--un grand monument
de pierre, avec cour d'entre et cour centrale, constituant aussi un
poste militaire, plac au bord des limites de l'ancienne concession.
Au del, aprs le canal  boue noire, puant, c'est la nouvelle
acquisition franaise qui date de 1899, de 1 kilomtre de large sur
autant de longueur, hier couverte de terrains vagues, de broussailles
dans lesquelles se dlectaient les fervents de la chasse, aujourd'hui
trace de longues voies qui, si elles sont pour la plupart dsertes,
se piquent ici et l de constructions et prsenteront bientt l'aspect
d'une ville.

[Illustration: Plan de Shangha.]

Si nous regardons la carte, nous voyons que notre concession franaise
s'tend sur le Ouang-p et autour de la cit chinoise pour une bonne
partie, sur une longueur maxima en ligne droite de 2 kil. 450 mtres,
de la rivire  l'extrmit de la rue Si-kiang, et une largeur maxima
de 900 mtres  la hauteur de cette dernire. Les quais ont cependant
un dveloppement un peu plus grand, de prs de 1200 mtres. Au nord,
elle est borde par la concession internationale. Entre celle-ci et la
cit,  sa partie la plus troite, on ne trouve pas plus de 225
mtres. La surface entire est divise en 725 lots cadastraux et
borde entirement par des canaux qui suivent le cours des mares, et
sont ainsi  sec une partie de la journe, montrant une boue noire,
dsagrablement odorante, berceau de nues de moustiques, en t, et
de quelques fivres lgres.

[Illustration: Shangha est sillonne de canaux qui,  mare basse,
montrent une boue noire et mal odorante.--Photographie de Mlle Hlne
de Harven.]

 l'extrmit sud-ouest s'tend le camp de Kou-ka-za, proprit
municipale qui ne tient pas, je ne sais pourquoi, au territoire
concd. La rue de Si-kiang, appele plus communment route du Camp,
se continue, sur territoire chinois, par une route dnomme avenue
Paul-Brunat, du nom d'un ngociant, prsident du Conseil municipal. La
route qui part du sud de la cit, du faubourg de Tong-ka-dou et va 
Zi-ka-wei,  8 kilomtres de l, est une route franaise. Elle se
bifurque,  1300 mtres de ce faubourg, pour aller rejoindre d'un
ct notre concession, de l'autre, l'arsenal de Kiang-nan, sur le
Ouang-p, prs des bassins d'infiltration des eaux de notre
concession, qui sont galement proprit franaise. Tout cet espace,
situ entre la ville et Zi-ka-wei, jusqu'aux terrains formant marais
qui bordent la rivire au sud, est occup par des jardins potagers,
des terrains incultes, des tumuli innombrables, grands et petits,
anciens et rcents, qui mamelonnent l'horizon de vagues de verdure
sauvage.  l'extrmit des marais,  1 kilomtre dans l'ouest, s'lve
la pagode de Long-hoa, une des curiosits que visitent les trangers,
et que nous verrons plus loin.

Arrtons l, pour le moment, la froide description de la ville. Le
voyageur aime  voir d'abord, d'une ville, d'un pays, la partie la
plus curieuse, et il ne s'inquite point, auparavant, d'une foule de
dtails qui lui viennent ensuite, soit au courant des promenades, soit
dans les causeries avec les habitants. Or ici, la partie la plus
intressante pour l'Europen est certainement la ville chinoise, la
Cit.

La Cit, entirement spare des concessions, est entoure par des
canaux qui, comme les autres, se remplissent  mare liante, et
laissent  dcouvert leur boue noire, infecte, aux basses eaux, et par
un mur  crneaux, vieux, lzard, en vieilles briques que le temps a
noircies, de prs de 5 kilomtres de circuit. Ces murs datent de
l'poque de l'invasion japonaise,  la fin du XVIe sicle et sont le
souvenir curieux d'une civilisation dj trs avance.

L'intrieur de cet espace circulaire est la vraie
Chine,--amoncellement de constructions de bois, neuves ou sculaires,
sur lequel il semble que le gnie des labyrinthes ait plan pour le
trac des voies de communication. Rien ne saurait donner une ide
approximative de l'imbroglio de ce trac: des ruelles courtes,
boueuses, sentant simplement l'humide ou le moisi, ou empoisonnant
l'atmosphre; se coupant dans tous les sens, arrtes dans leur
dveloppement par des terrains vagues, ou des places publiques, ou des
jardins, ou des lacs, ou des canaux, ou des ponts; bifurquant suivant
tous les angles de la boussole, aboutissant  des impasses,  des
boutiques,  des dpotoirs,  des espaces cultivs; bordes de petits
magasins, de murs crouls, de planches neuves ou de barrires
pourries, de tas d'immondices ou de dblais, de fondrires ou de
trous; ici elles sont claires par la lumire qui tombe du ciel; l,
on les voit couvertes de vieilleries ou tapies sous l'ombre des nippes
mises  scher sur des bambous. La salet commence  l'entre,  une
zone qui semble lui avoir t abandonne, des deux cts du canal, o
des barques viennent dposer aux portes, pour s'y amonceler, les
faences, grandes et petites, surtout les grandes jarres peintes qui
servent aux industries locales.

Dans les rues qui aboutissent aux portes, il y a quelque rgularit,
moins de boue peut-tre; les boutiques y sont quelquefois luxueuses,
riches mme et bien tenues, suivant les mtiers; mais petites, se
touchant toutes, vieilleries de bois vermoulu que l'humidit et la
couche de crasse humaine empchent seules de flamber dix fois par an.
Puis, au fur et  mesure que l'on s'enfonce, l'irrgularit augmente:
un kalidoscope qui semblerait impossible  dcrire, tant il droute.
Il y a des espaces assez pittoresques: des places avec quelques
constructions de style chinois en tages, des temples aux toits
superposs et aux angles relevs, o des touches brillent sur des
dtails d'ornementation, des ttes de cerbres dors. Mais aucun
endroit ne supporte l'examen de prs. Sur la plupart de ces
constructions, le temps a mis sa patine de vieillesse; elles semblent
enfumes comme avec intention, couvertes d'une lpre incurable. On en
voit de rpares, ou soutenues par des matriaux nouveaux, ou
agrandies, et alors ces adjonctions font le mme effet que ferait une
pice de toile blanche mise  recouvrir une dchirure dans un drap
noir. On s'tonne d'en voir debout qui semblent, avec leurs matriaux
pourris jusque dans le trfonds, toutes prtes  s'affaisser,  tomber
en poussire d'ordure.

[Illustration: Panorama de Shangha.--D'aprs une photographie.]

Mais si telle est l'impression gnrale que l'on retire d'une vue
d'ensemble, celle qui dcoule de l'examen plus attentif des rues et
des boutiques est, sinon plus agrable, au moins diffrente. C'est la
vie affaire, calme, mais travailleuse, l'agitation mesure, mais
persvrante et obstine. Les ruelles sont trs mouvementes, surtout
aux environs des portes, o l'encombrement est typique, le matin et le
soir, aux heures de la rentre et de la sortie des ouvriers, ou prs
des concessions. Dans les boutiques, on travaille et on ne s'y drange
pas beaucoup pour les chalands, mme si ceux-ci sont des Europens.
Les plus intressantes  voir, sous la direction d'un guide
indispensable pour cette visite, sont celles o se travaille l'ivoire
transform en bouddhas ventrus, en ttes de cannes, en statuettes
minuscules, en botes dcoupes  jour et en ces mille petits articles
que nous connaissons en France depuis longtemps. Puis des marchands de
bougies: les Chinois excellent  l'ornementation des bougies, qui
n'ont rien de starique, jaunes, tendres, d'une pte qui se laisse
aisment modeler, et ce n'est pas un spectacle commun que de les voir
travailler  des reliefs de plus de 1 centimtre de hauteur, sur toute
la surface d'un cierge de 1m50 de longueur, avec, pour tout
instrument..., un morceau de navet et leurs doigts.  part ces pices
artistiques, rserves pour les grandes occasions et que peuvent
s'offrir seuls les riches Chinois, il y a une infinit d'autres types,
depuis la chandelle modeste du pauvre, jusqu' la fine baguette plus
ou moins odorante qui se brle partout,  la maison, au temple ou  la
rue. Les marchands de soieries, d'ventails, de lanternes, sont
videmment nombreux; mais cela est connu. Voici un industriel qui
faonne les petites cypres marines, le joli coquillage qui servira 
orner la coiffure en forme de diadme, en toffe rouge ou verte, des
enfants; il est occup  les percer de part en part en longueur.
Jadis, on mettait dans ces coiffures des dents humaines qui ont,
parat-il, plus de pouvoir sur les esprits; mais l'esthtique, pour
une fois, a pris le dessus sur la superstition, et la cypre a t
substitue  la dent.

[Illustration: Dans la ville chinoise, les camelots sont nombreux,
qui dbitent en plein vent des marchandises ou des lgendes
extraordinaires.--D'aprs une photographie.]

Voici encore un conteur de lgendes, que je suppose prises dans
l'histoire mme de la Chine, qui en fourmille. Assis ou debout, il
parle sans arrt, avec des gestes expressifs, des mouvements d'yeux,
de la tte ou des bras, qui en font un acteur. Autour de lui, une
foule attentive l'coute, droite, derrire deux ou trois bancs qui
doivent constituer les premires classes de cette salle de confrences
en plein vent. Et c'est plaisir que de voir le vif intrt que
soulve, autour de lui, le pauvre diable qui va parler pendant une
heure pour quelques sapques que donneront les spectateurs assis. Un
peu plus loin, une fabrique de sauce de haricots, sorte de condiment
marron fonc, trs sal, qui se met dans tous les plats, comme la
sauce anglaise, et n'est point mauvaise; par contre, la vue de ces
innombrables barils remplis d'une substance grumeleuse, varie de
couleur depuis le gris jusqu'au noir, haricots en fermentation,  ciel
ouvert, n'a absolument rien d'engageant. Le march au jade, la pierre
qui a, pour le Chinois, plus de valeur que l'or mme, quand il est
trs beau, ou plutt le march au faux jade, ornements de tte en
forme de larmes aplaties, ttes de longues aiguilles qui servent  la
coiffure des femmes, attire en ce lieu un coin de place  aspect de
Bourse, une foule de femmes vtues de blanc qui, avec la tranquillit
de prtres bouddhiques en extase, discutent un prix pendant une heure
avant d'acheter. Les marchands d'oiseaux et de petits poissons rouges
sont parmi les plus intressants de ces commerants locaux, et
tonnent peut-tre plus que les autres. Ils tonnent, parce que leurs
petits animaux, bien que cotant peu, sont un luxe; que dans ce milieu
de travail incessant et de pauvret, il est singulier qu'un luxe se
porte sur ces petites btes fragiles, qui vivent trs peu!

Mais le Chinois, qui ne parat pas avoir un grand amour pour ses
semblables, semble adorer les petites btes. Ainsi la sauterelle a sa
saison, du printemps jusqu'au mois d'aot, et se vend en quantit sous
trois espces: la verte,  la tarire recourbe; une autre trs
noire, comme notre grillon des champs, et une troisime  forme
ordinaire, mais trs petite, de pas plus de 1 centimtre de longueur.
Les unes et les autres sont mises isoles, dans de petites botes de
bois, de corne ou d'ivoire, les plus communes dans de minuscules
paniers faits de quelques brins de feuilles de bambou tresses.

Singulier peuple dont le coeur est aussi dur que la pierre, qui est
insensible aux misres et aux souffrances humaines, qui regarde couper
le cou d'un condamn avec la mme indiffrence que nous apporterions 
voir trancher la tte d'un pavot, et se prend d'un extraordinaire
amour pour de petites btes, petits oiseaux, minuscules poissons,
imperceptibles sauterelles!

Les restaurants en plein vent sont partout: quelques bancs,
ignoblement sales, sur lesquels s'tale une vaisselle extraordinaire
d'usure, des soucoupes, des baguettes de bois et des plats pleins de
mixtures diverses, salades qui dfient toute description. Il y a
cependant une sorte de vermicelle pais, qui aurait bon aspect dans un
autre milieu et dont le Chinois semble friand, car on en voit
beaucoup. Quelque chose me gte mon tableau rapide, et je le passerais
volontiers s'il ne donnait pas, dans ce milieu inchang depuis des
sicles, une note drle, et si un voyageur ne devait, avant tout,
avoir souci de la vrit: c'est le phonographe. J'en ai vu deux, sur
un trpied, au milieu de la voie et de la foule, avec,  chacun, des
Chinois dguenills, coutant aux cornets de caoutchouc je ne sais
quoi, peut-tre quelque chanson chinoise des petites chanteuses de
Fou-tchou-road de la Concession internationale,--le quartier joyeux
de Shangha. C'est la seule intrusion moderne que l'on puisse trouver,
d'ailleurs, dans une visite rapide. Les dentistes, comme partout,
talent des monceaux de molaires et d'incisives. Les dbitants de
bonne aventure, en boutique ou sous une simple toile tendue sut quatre
pieux, sont nombreux et ne montrent, avec leurs enseignes  caractres
hiroglyphiques, que des bandes de papier couvert d'criture et des
cartes du ciel chinois.

videmment, il n'y a pas de vhicules dans la Cit; comment, en effet,
pourrait circuler une voiture ou mme une simple brouette? Mais le
voyageur est quelquefois arrt par un palanquin tenant la largeur
entire de la rue, et que des coolies portent gnralement en courant
aussi vite qu'ils le peuvent, ce qui les oblige  pousser des cris de
paon pour faire dblayer la voie, o le garage n'est pas toujours
facile. Les porteurs d'eau, dans deux grands seaux pendant aux deux
extrmits d'un bambou, sont encore plus gnants, parce qu'ils ne
s'arrtent jamais et ne crient pas toujours gare. Mais quand ils ne
portent que de l'eau, il n'y a encore que demi-mal: la vidange, porte
de mme, est autrement plus terrible  rencontrer.

[Illustration: Le poste de l'ouest, un des quatre postes o s'abrite
la milice de la concession franaise (page 272).--D'aprs une
photographie.]

Les mendiants sont encore parmi les spectacles ordinaires de la rue
chinoise. On sait que la mendicit est, en Chine, une institution qui
a son chapitre au budget de la ville.  Shangha, il y a un chef des
mendiants qui a pay sa charge quelques milliers de dollars et en
retire de belles rentes. Il ne mendie pas, videmment, lui-mme, mais
nul ne peut se livrer  l'exercice de cette profession sans sa
permission et sa licence crite. L'aspect que prend parfois un
mendiant chinois dpasse tout ce que l'imagination peut concevoir de
plus repoussant. J'en ai rencontr un exemple dans la personne d'une
femme tendue en travers d'une rue troite, la tte et les pieds dans
la boue, effrayante loque humaine, qui semblait un cadavre jet l, et
vivant cependant dans l'attente des sapques. Et pareil spectacle
tait moins une exception que la rgle, constate souvent.

[Illustration: La population ordinaire qui grouille dans les rues de
la ville chinoise de Shangha (page 268).]

On ne saurait se faire une ide de la difficult qu'prouve le
voyageur  saisir des notes au passage, tant est grande la
multiplicit des dtails nouveaux dans l'imbroglio des petites ruelles
et l'incomprhensible dessin de leur labyrinthe, au coeur mme de la
cit. Si l'on sort de cette partie centrale o, sur quelques points
seuls, l'espace n'a pas t mnag pour une maison de th, un lac, un
temple, une place publique, on arrive  ce qu'on pourrait croire la
campagne, avec des sentiers, des jardins, des champs, de petits ponts
de pierre et des habitations parpilles. Et il en est ainsi, je
crois, de toutes les villes chinoises.

[Illustration: Les coolies conducteurs de brouettes attendent
nonchalamment l'arrive du client (page 266).--Photographies de Mlle
H. de Harven.]

Retournons, maintenant, sur notre bon sol franais.

Les rues de notre concession, comme celles de la concession
internationale, sont  peu prs, ou perpendiculaires, ou parallles 
la rivire. Mais, tandis que les ntres portent des noms choisis un
peu partout, glorifiant mme des illustrations locales vivantes, chez
nos voisins les perpendiculaires sont dsignes par des noms de villes
chinoises, comme Peking-road, Fou-tchou-road, Nanking-road, et les
parallles par des noms de provinces, comme S-tchouen-road,
Hou-nan-road, Tch-kiang-road. Chez nos voisins, il faut bien le
dire, la ville est plus belle, avec tout un grand quartier presque
entirement europen, de beaux immeubles et de grands magasins. On y
sent que les rglements municipaux y sont mieux observs et que les
puissants propritaires s'y soumettent tout comme les autres. Chez
nous, si l'on excepte le quai, le bout de la rue principale par o
nous sommes entrs et la rue courte o s'lve le monument de la
Poste, tout le reste est chinois, avec quelques btisses isoles, les
quatre postes de police, et quelques maisons particulires sur la
route du Camp, comme les maisons Yu-sin,  l'extrmit de celle-ci. Il
y a bien des rglements qui obligent les propritaires des maisons en
bordure  les reconstruire, le cas chant, soit en pierres, soit en
briques, sur la faade, tout au moins, et  l'alignement; mais lorsque
ces propritaires sont des personnages influents, ou reprsentent une
haute autorit collective, les rglements sont impunment viols. Les
maisons de pierres cotent cher et rapportent, par consquent, moins.
En un mois de travail, la maison chinoise est leve et se loue
immdiatement.

[Illustration: Une maison de th dans la cit chinoise.--D'aprs une
photographie.]

Et les Franais continuent  habiter la concession internationale,--on
pourrait dire anglaise,-- y avoir leurs bureaux, faute de pouvoir
trouver  se loger chez eux, pour le plus grand bnfice de ces
voisins tout-puissants. Plus qu'en aucune autre colonie, cette
constatation est regrettable  faire par les comparaisons qu'elle
soulve chez nos concurrents.

Mais laissons ces sujets de critique pnible et continuons notre
tourne chez nous, avant de passer chez nos voisins. Nous n'y avons
pas beaucoup de points  visiter, mais la promenade y sera nanmoins
plus agrable, car les trois couleurs y flottent. Si nous remontons le
quai de la Brche, nous pouvons nous arrter de l'autre ct de la
crique, au pied mme des murs,  un petit cimetire  la porte
toujours ferme, o reposent en paix, sous deux lignes de petits
tertres oblongs, les morts anglais et indiens de 1860.

Traversant, plus haut, par le cimetire dit de la pagode de Ning-po,
qui causa plusieurs meutes sur notre concession, nous tombons dans la
rue du Consulat, prs du poste de l'Ouest,  la fois militaire et de
police municipale.

La scurit des concessions est assure, depuis que les troupes ont
t retires--ce qui n'a pas t la moindre des fautes commises par
les gouvernements, aprs les vnements de 1900,--par une police
municipale, forme d'Europens et d'indignes, avec, en plus, sur la
concession internationale, un certain nombre de cipayes. L'ensemble de
cette petite force locale, chez nous, se compose de 45 Europens et
116 Chinois, et est rpartie dans quatre postes: le Central,
attenant  la Municipalit, dans la rue du Consulat; celui de
l'Ouest, avec un poste militaire en plus des autres; celui de
l'Est, plant  l'extrmit de la concession, du ct de la rivire,
et celui de Lo-ka-wei, sur terrain chinois, en surveillance sur la
route de Zi-ka-wei, o un autre poste sera bientt tabli pour couper
cette route et le pays environnant en trois secteurs. Ce sont tous de
grands monuments spacieux, avec cours ombrages et vrandas, qui n'ont
point l'air svre de casernes et de prisons. Derrire le poste de
l'Ouest, dans une annexe, se trouve la prison municipale, qui ne chme
jamais, mais qui ne renferme, par contre, que bien rarement de vrais
criminels. Car la scurit  Shangha, ville au moins de huit cent
mille habitants, en y comprenant la Cite, est vraiment remarquable.
Dans une statistique de la criminalit par villes, elle tiendrait
peut-tre la queue; les crimes y sont trs rares, et les tribunaux ont
surtout  s'occuper d'affaires civiles, dettes, jeux prohibs,
enlvements d'enfants, dtournements de femmes et vols. Il y a 
relever une curieuse rubrique dans les statistiques hebdomadaires des
concessions, que publient les journaux: ce sont les Chinois relevs
morts  la rue, dont il y a toujours un certain nombre. Les criminels
chinois sont, aprs formalits  la Cour mixte, remis aux autorits
chinoises de la Cit.

[Illustration: Les brouettes, qui transportent marchandises ou
indignes, ne peuvent circuler que dans les larges avenues des
concessions (page 270).--D'aprs une photographie.]

Sur la concession internationale, les forces de police comptent
quatre-vingt-dix Europens, cent cinquante Indiens et cinq cent
cinquante indignes.

Le poste de l'Ouest tait, lors de mon passage, dirig par mon
excellent concitoyen, M. Mascarello, aujourd'hui chef de la Sret, un
des serviteurs les plus dvous de la France sur cette terre de Chine;
je lui dois bien des renseignements intressants sur la vie chinoise,
qu'il connat  fond, ce dont je le remercie ici cordialement. Dans ce
poste, trois fois par semaine, on distribue le bambou aux condamns de
la Cour mixte. On y voit les cangues de divers modles, cangues de
femme, assez lgres, cangues jumelles ou triples, sous lesquelles la
justice pratique la fraternit dans la rpression; les vtements du
bourreau de la baguette, les verges destines aux femmes, une
palette en bois qui sert pour les mains, et enfin la savate, lames
triples de cuir, tailles en semelle, runies d'un ct, libres de
l'autre, qui est rserve aussi aux femmes, auxquelles on l'applique,
partie sur les lvres, partie sur le menton et la joue.

Le bambou, baguette fendue, d'un mtre environ de longueur, aplatie du
ct qui frappe, fait son office sur la face postrieure des cuisses
mises  nu, le patient tant allong sur une natte,  terre; et les
verges, poigne de fines branches de bambou lies ensemble, sont
appliques sur le dos, le tout devant l'appareil judiciaire,
reprsent ici par un mandarin dlgu et le chef de poste. La cangue
est applique pendant huit jours au minimum, et trois mois au maximum;
pose  six heures, le matin, elle est enleve  cinq heures, le soir;
c'est humain. Aux rcalcitrants seuls, elle est laisse la nuit
entire, et il en est qui peuvent la supporter ainsi un mois entier.

Les verges, pour les femmes, se reoivent  genoux, sur le dos,
par-dessus la chemisette ou le tricot, les bras croiss sur la
poitrine et les mains tenues de chaque ct. Elles peuvent en recevoir
de cinquante  mille coups; mais si la place rougit et se tumfie, la
peau n'est pas enleve, et le supplice est moins douloureux. Pour les
coups de rgle sur les mains, donns aux jeunes et aux lettrs,  tout
Chinois possdant un titre, un grade universitaire et auquel on ne
peut appliquer le bambou, un des excuteurs tient la main ouverte sur
son genou, et un autre fait fonctionner la rgle de bois pais. Ainsi
que des soufflets, on ne peut en donner plus de trois cents, avec un
minimum de cinquante, quantit rserve aux femmes. Certains
reoivent,  leur sortie, aprs deux mois de cangue, mille coups de
bambou, et s'en vont faire encore six mois de prison dans la Cit, les
autorits chinoises les rclamant aprs nous.

Les dbiteurs ne sont pas exempts de ces peines corporelles, lorsqu'on
a la preuve qu'ils mettent de la mauvaise volont  s'acquitter; mais
il en est qui recevraient la bastonnade toute leur vie plutt que
d'ouvrir leur escarcelle. On ne m'a pas dit comment, dans ce cas, la
justice s'y prend pour les faire payer.

Les Chinois ont, chez eux, la torture, la pendaison par les bras lis
derrire le dos, les papiers rouls--les allumettes indignes--passs
dans le nez, et autres supplices, pour les cas communs de vol et les
dlits peu importants. Mais on les applique rarement chez nous, et la
peine n'est jamais svre.

La question de l'abolition des peines corporelles dans les colonies a
sembl, dernirement, proccuper nos gouvernants. En Indo-Chine, si je
ne me trompe, quelque chose dans ce sens a t fait. Ce sera au
bnfice de la criminalit. Il faut, pour prconiser dans ces pays
l'adoption des rgles qui rgissent les pays d'Europe, ignorer
compltement la mentalit de l'indigne. La trique corrige et ne tue
ni n'estropie; elle meurtrit la partie la plus charnue du corps,
capable de supporter trs bien ce traitement; le sang coule, c'est
vrai, mais il en faut si peu pour le faire apparatre  la surface de
la peau! En quarante-huit heures, la plaie est cicatrise, ils ont
leurs remdes pour cela, et souvent la plaie morale est gurie en mme
temps. Que le bambou soit supprim, ou les verges, ou les
claques,--les soufflets disent les comptes rendus officiels,--et les
plus tonns seront ceux qui les auraient d recevoir. Gnrosit,
humanit, indulgence, sont des mots peu connus de ces peuples
d'Orient, et ils les traduisent par faiblesse, crainte, impuissance.
La suppression complte des peines corporelles devra venir un jour,
mais ce ne devra tre fait que trs lentement.

Revenons  la prison, qui se prsente comme une grande cage,  forts
barreaux de fer.  un banc, plac au milieu, pend, sous le dossier, la
barre de justice, avec six forts maillons  jeu libre, qui permet, 
travers la grille par laquelle passent les pieds des patients allongs
sur le sol, de mettre aux fers les rcalcitrants. Elle sert rarement,
car les prisonniers sont, en gnral, tranquilles; ils se chamaillent
entre eux, se battent souvent, attrapent la cangue pour la nuit et se
calment.

[Illustration: La prison de Shangha se prsente sous l'aspect d'une
grande cage,  forts barreaux de fer.--D'aprs une photographie.]

Rarement, des excutions se produisent  Shangha. En vingt mois de
sjour, je n'en ai vu qu'une: un Chinois voleur et violeur,
probablement sans amis et sans argent. Mais on y avait vu, il n'y
avait pas trs longtemps,  une des portes de la Cit, le supplice
connu de la pendaison lente, en cage. Le criminel est enferm dans une
haute et troite cage, forme de quatre poutres et de forts barreaux,
et, le cou pris dans une lunette du panneau suprieur qui forme
l'instrument de supplice, les pieds reposant sur cinq ou six grandes
briques, le malheureux voit, chaque jour, diminuer son point d'appui,
par le retrait de l'une des briques, et venir le moment o le menton
se rapprochant de plus en plus du plateau, il se trouve enfin pendu,
aprs la dernire brique retire.

Ce n'est point un supplice trs rare; mais la forme la plus commune de
la peine de mort est la dcollation par le bourreau arm d'un sabre
lourd, sans grande crmonie, sur une place quelconque,  l'cart de
la ville, o le peuple a accs. C'est un spectacle, mme, qui le
divertit fort et est trs couru. Souvent l'excution s'applique 
plusieurs criminels, qui sont alors mis en ligne et dcapits l'un
aprs l'autre. Les ttes restent sur le sol, prs du cadavre aux
mains lies, attendant l'me charitable, le parent affectueux et assez
fortun qui payera un spcialiste pour venir recoudre la tte au
corps; sinon, les deux sont enterrs  part. Un voyageur me racontait
qu'il a vu  Tou-chang un condamn pendu par les pouces, puis arros
de ptrole et brl vif ainsi. On peut voir les divers genres de
supplices chinois dans les scnes en bois sculpt que l'on trouve dans
les magasins de curiosits. L'une d'elles reprsente un condamn plac
entre deux pices de bois, qui sont scies lentement, en mme temps
que le corps, en longueur, de bas en haut, l'homme tant droit. Et il
est probable que l'on ne connat pas tous les genres de supplices que
l'esprit inventif et cruel des mandarins a d suggrer.

[Illustration: Le parvis des temples dans la cit est toujours un lieu
de runion trs frquent.--D'aprs une photographie.]

En plus de l'lment militaire qui a occup les concessions durant les
diverses priodes de troubles, Shangha a, depuis 1861 sur la
concession internationale, depuis 1897 sur la concession franaise,
des corps de volontaires europens, employs d'administration, de
magasin et patrons. Pendant les vnements de 1900, celui de la
premire se montait  600 hommes environ avec infanterie arme du
fusil Lee-Metford, cavalerie et artillerie. Une des trois compagnies
est allemande. Celui de la concession franaise ne comprenait que
quatre-vingts hommes sous les ordres d'un capitaine relevant du consul
gnral de France. Les units de dfense, toujours tenues prtes et
entranes dans les moments o elles pouvaient avoir  donner leur
appui, ne se sont pas toujours bornes  augmenter la confiance, la
scurit de la colonie europenne. Lors de l'affaire du cimetire de
la pagode de Ning-po, sur la concession franaise, d'abord en 1874,
alors que le Conseil municipal voulait couper ce grand terrain
contest par une route, puis les 16 et 17 juillet 1898, aprs une
nouvelle mesure du conseil, dcidant l'vacuation de ce terrain, les
corps de volontaires eurent  voir le feu, et ils se conduisirent 
merveille. Appuys par des dtachements de marins descendus des
navires de guerre alors sur rade, par la police municipale qui fut
attaque dans le poste de l'Ouest  coups de pierres, ces civils
placides se transformrent soudain en soldats fidles au devoir
militaire. Il y eut peu de mal, heureusement, un ou deux Europens
blesss et huit Chinois tus dans la premire affaire, en plus de
quelques pillages; une quinzaine de tus et blesss parmi les
meutiers, dans la seconde.

Elle est vraiment curieuse et bien _couleur locale_ l'origine de ce
conflit qui s'leva entre le Gouvernement chinois et la France. La
voici en quelques mots: les concessions accordes aux colonies
trangres dans les grandes villes chinoises ont toujours t tablies
en dehors des villes, sur des terrains trs souvent occups par des
tombes et des cimetires. Certains de ces cimetires sont affects 
l'inhumation des indignes provenant de telle ou telle province. C'est
ainsi qu'auprs de Shangha, il y a le cimetire des gens de Canton,
celui des gens de Ning-po, etc.

Comme les Chinois, suivant leurs coutumes, doivent tre enterrs dans
leur pays natal, il y a dans leurs dpts mortuaires des quantits de
cercueils qui attendent l'occasion des dparts. Ces cercueils,
conservs en magasin parfois fort longtemps, sont des causes
d'pidmies frquentes, assez srieuses pour inquiter les populations
voisines.

Les uns aprs les autres, les cimetires et les dpts de cercueils
situs dans les concessions ont t expropris sans difficult. En
1898, notamment, un dpt de cercueils, qui se trouvait dans la
concession anglo-amricaine de Shangha, a t ferm le plus
pacifiquement du monde.

Un peu plus tard cependant, les gens de Ning-Po, qui avaient un dpt
de cercueils sur la concession franaise, se sont opposs 
l'expropriation de ce dpt--dans lequel, soit dit en passant, on
n'enterre plus depuis trente ans. En 1874, comme nous l'avons vu, ils
firent une meute parce qu'on voulait aliner leur cimetire. En 1898,
la municipalit franaise ayant dcrt l'expropriation, ils
suscitrent une nouvelle insurrection.

La corporation de Ning-po, soutenue et encourage par des influences
mal dfinies, refusa toute entente. Des marins franais furent
dbarqus pour aider au dblaiement du terrain dont l'insalubrit
tait manifeste. La populace chinoise les attaqua. Il y eut des coups
de fusil, ainsi qu'une sorte de grve des dbardeurs et blanchisseurs
indignes qui dpendent de la corporation. Un compromis fut alors
offert par l'autorit chinoise. Puisque le terrain de Ning-po pouvait
tre un ternel prtexte  chauffoures,  cause de son ancienne
affectation  l'usage quasi religieux de cimetire, les autorits
franaises n'avaient qu' en indiquer un autre. Ce qui fut fait; et
l'on s'entendit enfin.

Plus srieusement, les concessions europennes de Shangha ont t
plusieurs fois menaces, en 1854 par les _Imprialistes_, en 1861 par
les Tapings; mais peu de mal y a t fait. Pendant les derniers
graves vnements de 1900, la ville n'a jamais couru de danger. Les
Chinois y ont appris  reconnatre l'inutilit d'une rsistance
quelconque, avec la pitre organisation militaire qui est la leur,
contre les troupes europennes qui y avaient t installes, et le
facile accs de la rivire par les navires de guerre. Et puis elle
tait trop riche. Ds le dbut des vnements, beaucoup de Chinois y
taient venus se mettre en sret, eux et leurs biens, et un mouvement
de ceux qui n'ont rien  perdre aurait trouv devant lui, comme
premiers adversaires, les Chinois eux-mmes peu soucieux de courir les
risques que comportait la rbellion.

Pour en finir avec ce qui concerne la justice, disons qu'elle est
reprsente par les cours consulaires, et, dans chacune des
concessions, par une cour mixte pour les cas o Europens et Chinois
ont  s'adresser  la cour, avec un juge chinois assist, sur notre
concession, d'un assesseur franais,--le premier interprte du
Consulat gnral,--et, sur la concession internationale, d'un
assesseur pris alternativement dans les divers consulats.

Les concessions anglaise et amricaine sont, depuis 1863, runies
administrativement en une seule dite concession internationale, et
place sous la protection de tous les tats ayant conclu des traits
avec le Cleste-Empire, la France comprise; mais celle-ci, se fondant
sur les droits acquis, n'en garde pas moins sa concession
indpendante. Il s'ensuit qu'elle y est reste chez elle et matresse
absolue. Nos commerants y lisent une municipalit qui gre les
intrts de la commune, notre consul gnral y reprsentant le
ministre des Affaires trangres, c'est--dire l'tat.

  (_ suivre._)                         mile DESCHAMPS.

[Illustration: Les murs de la cit chinoise, du ct de la concession
franaise.--D'aprs une photographie.]

Droits de traduction et de reproduction rserves.




  TOME XI, NOUVELLE SRIE.--24e LIV.       N 24.--17 Juin 1905.

[Illustration: La navigation des sampans sur le Ouang-P.--D'aprs une
photographie.]




SHANGHA, LA MTROPOLE CHINOISE[1]

Par M. MILE DESCHAMPS.

          [Note 1: _Suite. Voyez page 265._]

     II. -- L tablissement des jsuites de Zi-ka-oue. -- Pharmacie
     chinoise. -- Le camp de Kou-ka-za. -- La fumerie d'opium. -- Le
     charnier des enfants. -- Le fournisseur des ombres. -- La
     concession internationale. -- Jardin chinois. -- Le Bund. -- La
     pagode de Long-hoa. -- Fou-tchou-road. -- Statistique.


[Illustration: Aiguille de la pagode de Long-Hoa.--D'aprs une
photographie.]

Le grand dveloppement pris par Shangha date de l'ouverture, en 1861,
des ports du nord et de ceux du Yang-ts, garantis par le trait de
Tien-tsin. En 1849, sept ans aprs la prise de possession des ports de
Amoy, Fou-tchou, Ning-po et Cha-tou, il y avait dans la mtropole
une centaine de rsidents trangers, dont sept dames, dit la
statistique, galante pour une fois. C'est  cette poque que la
concession franaise fut accorde, aprs l'aide donne en 1853 pour
repousser les rebelles qui avaient pris la Cit. Des ngociations
ouvertes pour pousser la concession jusqu' Zi-ka-oue, il n'est sorti
encore que la partie qui a t nomme l'extension; mais des jalons
se posent lentement, et la proprit franaise ira certainement un
jour jusqu' l'observatoire fameux des jsuites.

L'tablissement des jsuites de Zi-ka-oue,  8 kilomtres du quai de
France, date d'une centaine d'annes. C'est tout un monde que cette
mission flanque  droite et  gauche de deux orphelinats que dirigent
les soeurs, l'un pour les garons, l'autre pour les filles, portant
les noms chinois de Tou-se-ou et Seng-mou-yeu. L est l'observatoire
mtorologique et astronomique connu, qui a des stations  peu prs
dans toute l'tendue de la zone maritime chinoise, jusqu'en Sibrie au
nord, et aux Philippines au sud. Les services que cette institution a
dj rendus  la navigation, par l'annonce des typhons, sont
considrables. Un mt de signaux s'lve au commencement du quai de
France, auquel on s'est habitu, dans la colonie,  se rfrer, au
moment o quelque perturbation atmosphrique se produit, ce qui n'est
pas rare pendant la saison des typhons.

 la mission sont attachs un musum, des ateliers de menuiserie, de
peinture, et une importante imprimerie: l'art, le commerce et
l'industrie  ct de la science et de la religion. Le musum renferme
une assez grande quantit de matriaux, surtout en conchyliologie,
mais non dtermins, et qui attendent leur tude des spcialistes. Le
P. Heude, qui a fait connatre la conchyliologie chinoise et en a
publi la plupart des espces connues, appartenait  la mission de
Zi-ka-oue. Il est mort, il y a quelques annes. Les ateliers de
fabrication des meubles sont importants, et j'y ai pu voir de fort
beaux travaux. La peinture ne produit certainement pas des
chefs-d'oeuvre; mais comme dcorations et tableaux religieux destins
dans les missions  faire l'admiration des petits Chinois, malgr leur
navet de lignes et de coloris, ses produits sont trs suffisants.
L'imprimerie, avec les derniers modles de presses, est destine aux
livres de classe, grammaires et dictionnaires, employs par les coles
et le public, en mme temps qu' la publication des _Varits
sinologiques_, recueil o les plus profondes questions chinoises sont
tudies par les sinologues de la mission.

Mais revenons  Shangha. Dans la rue du Consulat, o un Franais ne
peut faire autrement que de se retrouver chaque jour, je remarque
quelques belles boutiques,  faade dore du haut en bas et couverte
de mille dtails d'ornementation d'un bel effet d'ensemble, mais dont
l'esprit pour nous serait fort difficile  dmler. Ce sont des
pharmacies. Les pharmacies chinoises ont surtout la spcialit des
belles dcorations. Il y aurait ici  nous arrter assez longtemps,
mais le dtail de ce que nous y verrions ferait certainement frmir
les moins dlicats et drouterait la sagacit la mieux exerce. Depuis
les parties les moins nommables du corps de certains animaux,
jusqu'aux pierres quelconques, aux fossiles aussi, auxquels on prte
des vertus  cause de leur forme, la liste des mdicaments
comprendrait l'numration la plus extraordinaire qui se puisse
imaginer. Y entrer nous entranerait trop loin; restons donc dehors et
continuons notre route jusqu'au camp franais, hier plein de vie et de
mouvement, aujourd'hui dsert, en attendant que les vnements y
ramnent nos excellents marsouins.

[Illustration: Rickshws et brouettes sillonnent les ponts du
Yang-King-Pang.--D'aprs une photographie.]

Le camp franais de Kou-ka-za s'tend  l'extrmit de notre
concession, dont il est spar par une centaine de mtres, sur une
longueur d'environ 400 mtres avec 350 de largeur. C'est une proprit
municipale. Des baraquements y ont t levs pour un sjour permanent
de nos troupes, que la sollicitude de l'Angleterre pour l'avenir de la
valle du Yang-ts a malheureusement interrompu. Nos militaires
taient, l, trs bien  l'aise, ars, clairs  la lumire
lectrique, et non loin de la ville o ils venaient trouver les
maigres amusements qu'elle peut offrir. Au 14 Juillet, le camp
recevait la colonie, des jeux y taient installs sur toute sa
surface, et l'ensemble n'tait pas loin d'avoir l'aspect d'une de nos
foires franaises, avec un bon brin de gaiet en plus. L't, les
artistes y donnaient des reprsentations populaires et des pices
toujours gaies, dans lesquelles, point n'est besoin de le dire, les
rles des femmes taient tenus par les marsouins les mieux tourns,
et s'offraient comme la plus recherche des distractions. Shangha
doit aujourd'hui sembler bien triste, et elle n'tait pas
extraordinairement gaie alors. Kou-ka-za avait, mme, dans les
derniers temps du sjour de la garnison, son organe particulier, un
journal imprim sur les machines rotatives du dtachement franais,
et o les manuscrits non insrs n'taient pas rendus. Cette petite
publication littraire, humoristique (surtout), satirique et
sportive n'avait pas un tirage fixe, bien qu'elle prt des annonces
reues au camp, bureau de la rdaction, et ne portait pas de date,
non plus, mais tait reue avec plaisir. Je doute que son rdacteur en
chef ait eu le temps d'en faire une affaire;--encore les Anglais qui
en sont cause!

La garnison tait alors compose de quatre cents hommes de troupes
coloniales et deux cents hommes de l'artillerie de marine, avec
quelques tirailleurs annamites dtachs du Tonkin. Avec les sept cents
Anglais, les sept cents Allemands et quatre cents Japonais, les
troupes europennes d'occupation de Shangha ne s'levaient donc pas
 plus de deux mille cinq cents hommes. C'tait peu pour les budgets
europens, et c'tait beaucoup pour notre prestige et notre scurit
dans le pays.

[Illustration: Dans Broadway, les boutiques alternent avec des
magasins de belle apparence (page 282).]

[Illustration: Des jeunes chinois flnent au soleil dans leur
cit.--Photographies de Mlle H. de Harven.]

Reprenant la route du Camp, pour rentrer en ville, je ne suis pas peu
surpris d'entendre derrire moi, prs d'un groupe de maisons
chinoises, une bande de gamins courir vers mon rickschw en criant:
Vivent les Boers,  bas les Anglais! Trs drles, ces petits
Clestes, manifestant sans comprendre, et qui, pour recueillir
quelques sapques, ont appris ce cri cher aux marsouins transforms
pour la circonstance en professeurs de franais.

Et je me retrouve dans les petites rues malpropres qui bordent notre
rue du Consulat, vaguant  l'aventure, le long des boutiques enfumes,
branlantes. La rencontre d'un de mes interprtes gracieux me suggre
un but, et nous allons visiter une fumerie. C'est toujours l qu'on
rencontre le plus de monde, le jour,--car le soir, ce sont les maisons
de th qui regorgent de buveurs et de chalands (les femmes curieuses,
et les autres formant tout l'attrait de ces tablissements) et les
thtres. Je suis forc d'avouer que je n'ai pas retrouv dans cette
fumerie, une des plus belles de la ville, le mystrieux den des
nombreuses descriptions que j'avais lues. L'entre est sale, comme
toute entre de maison chinoise, et un marchand de fruits, qui orne un
des cts du boyau par lequel je m'introduis, ne m'envoie qu'un
bouquet douteux, o l'odeur frache des dons de Pomone se dissimule
sous un large effluve de moisissures anciennes.  l'intrieur, sombre,
des couches de bois au milieu desquelles le plateau connu porte les
ustensiles du fumeur, les pinces pour allonger la mche de la petite
lampe brlant  ct, et une longue aiguille pour la pipe. Il y a
assez de monde, des gens allongs sur les couches, la tte sur
l'oreiller, de bois galement, trs occups  aspirer les tratresses
vapeurs, quelques femmes sur des tabourets, causant avec les fumeurs,
ou fumant elles-mmes; on vient ici comme nous allons au club; on y
mange et on s'y fait raser la tte. J'assistai mme  une sance de
massage chinois par petits tapotements sur le dos et la poitrine. Des
marchands ambulants vont et viennent, vendant de tout, silencieux.
Des mendiants errent, guettant l'aubaine. Les garons circulent,
portant les petits pots de pte brune, grands, relativement  la
minime quantit d'opium qu'ils renferment, ou les serviettes chaudes
et mouilles, dont les clients se servent pour les mains, et la figure
ensuite. Comme dcoration, les grandes lanternes de bois noir sculpt
tombant des plafonds et les boiseries plus ou moins ouvrages sparant
les couches. L'obscurit n'est pas inutile: elle ajoute  la solennit
du lieu, pour le fumeur idaliste, et cache, pour les autres, les
surfaces poisseuses, les coins o l'ordure s'amasse. Les Chinois
prtendent que les fumeurs doivent tre riches, pour satisfaire ce
got coteux, et heureux, pour pouvoir bnficier entirement de
l'effet des enivrantes fumes. Mais pauvres et malheureux fument quand
mme, et ont aussi leurs raisons pour justifier leur passion.
J'examine ces gens et cherche  dmler sur leurs traits quelque
indice des batitudes chantes qui sduisent les nophytes, et je ne
vois rien: des ttes, comme mortes, de dormeurs, ou des yeux qui
somnolent suivant la danse de la petite flamme devant eux, des figures
fatigues, des joues amaigries aux oreilles dessches, et c'est tout.
Et, dans l'air, une odeur forte d'opium un peu incommodante. Je sortis
sans avoir eu le moindre dsir de pntrer par l'exprience le mystre
de flicits si ardentes qu'elles brlent la vie mme.

Il reste peu  voir sur notre concession,  part les dtails bizarres
des choses correspondant au gnie particulier de ce singulier peuple,
et dont le groupement n'entrerait que dans plusieurs volumes. Mais je
ne veux pas la quitter sans aller voir le tombeau des enfants trouvs,
qui est, en ralit, un charnier.

Plus exactement, il y en a deux, sur la route de Zi-ka-oue,  environ
3 kilomtres de la ville. Le premier, sur la route mme, est plein, et
on a d en construire un second, qui est  quelque 100 mtres dans un
chemin de traverse. Le monument n'est ni grand, ni beau. Par les deux
volets de zinc mobiles, placs de chaque ct, les employs de la
voirie, leur fardeau pendant au bout d'un bambou dans un panier
grossier, viennent jeter les petits tres trouvs un peu partout, dans
la boue de la rue, au coin d'un mur, dans un terrain vague ou flottant
au gr de l'eau vaseuse du canal, dposs l comme des pluchures. Ces
trouvailles ne donnent lieu  aucune espce d'enqute, ni de
formalit. L'infanticide n'est pas un crime en Chine, il est mme
parfois une vertu, si l'on en croit une des vingt-quatre histoires...
morales. Il n'est pas rpandu d'une faon uniforme sur toute l'tendue
de l'empire, et il semble qu'il soit surtout commun dans certaines
parties et  certaines poques. Ce sont surtout les filles dont on se
dbarrasse, celles-ci tant tenues en trs pauvre estime. D'aprs un
auteur, dans le Fo-kien, en face de Formose, quarante pour cent sont
massacres.  l'intrieur du petit tombeau que nous visitons, garons
et filles sont spars par une cloison, les deux cavits correspondant
aux deux ouvertures. L'inscription, sur une plaque de ciment,
signifie: Dans cette pagode, les ossements sont mls. Je reviens
coeur, non par ce que j'ai vu, mais par l'vocation des petits
martyrs traits comme des dpouilles d'animaux errants.

[Illustration: Sur les quais du Yang-King-Pang s'lvent des
btiments, banques ou clubs qui n'ont rien de chinois.--D'aprs une
photographie.]

En coupant notre territoire pour passer chez les voisins, nous nous
arrtons un instant  une curieuse boutique. C'est une fabrique de ces
reprsentations, en papier, de tous les biens terrestres, depuis les
maisons jusqu'aux plus petits objets de la vie quotidienne, qui sont
brles aux enterrements pour que les dcds les retrouvent dans
l'autre monde, au ciel chinois. Il y a de tout, surtout des caisses 
vtements. Tout se fait en papier color dcoup, et carton;
l'imitation est bonne; si bien que j'allais prendre l'heure sur une
horloge pendue  la devanture et qui tait de mme fabrication. Il y a
mme des servantes, avec tous leurs habits, et des vtements de
rechange plis comme les rels; il y a des rickschws et des maisons 
trois tages, des services  th, des chaises, des lits, tout cela
mignon, rduit  des proportions de jouets d'enfant. Mais on en fait
de trs grands aussi; affaire de prix. Les riches doivent vivre
l-haut comme ils ont vcu sur la terre. Les ombres des pauvres y sont
parfois mieux partages qu'ici-bas: on peut avoir une malle pour 25
centimes, une pipe pour le mme prix, une thire pour 30 centimes et
un rickschw de respectables dimensions pour 3 fr. 50. Aussitt que le
moribond entre en agonie, on allume les petits et les grands papiers,
dans la cour de la maison, sur la porte, ou dans la rue. Au moment de
l'enterrement, on recommence, soit  la pagode si le corps y est
port, soit au cimetire; puis  toutes les ftes commmoratives de la
mort, trois fois par an et pendant trois annes, celle du dcs ne
comptant pas, de mme que l'anne de la naissance ne compte pas pour
l'ge. Le grand deuil doit en ralit durer deux ans et trois mois,
et, pendant cette priode de temps, les petites assiettes aux mets
divers, sur la table des anctres, devant le tableau qui reprsente le
dernier, sont renouveles chaque jour. On voit que les morts, en
Chine, cotent assez cher.

[Illustration: Le quai de la concession franaise prsente,  toute
heure du jour, la plus grande animation.--D'aprs une photographie.]

Mais le temps nous manque pour nous attarder, et nous arrivons sur le
territoire commun.

La concession internationale, que les Anglais, toujours pratiques,
appellent English settlement, mme dans leurs actes, a environ sept
fois l'tendue de la ntre, et est coupe aux deux tiers par la
rivire de Sou-tchou, ou plutt rivire de Woo-sung, au nord de
laquelle s'tend la partie qui tait appele concession amricaine.
Elle est dote d'un trs beau champ de courses avec un club sportif,
d'o part la superbe promenade de Bubbling-Well, long boulevard de
plus de 3 kilomtres de longueur, bord d'arbres, de jardins, de
villas, sillonn, tous les soirs et surtout les dimanches, de tout ce
que Shangha renferme d'quipages et de vhicules. Il faut compter
parmi ceux-ci les locatis des ftards chinois et des petites
chanteuses, de haute et basse lgance locale, pour lesquels le jardin
chinois d'Arcadia, environ  mi-route, et celui situ  l'extrmit,
en face du camp anglais, sont le but habituel des promenades.

Bien curieux ces jardins chinois dernier modle, avec leurs petites
alles troites entre les chambres des consommateurs, leurs rocailles,
leurs bouts de parc  tous les dtours, nombreux comme ceux d'un
labyrinthe, leurs petites flaques d'eau verte croupissante et leur
population de jeunes gommeux  queue et de petites Chinoises peintes,
ornes comme des madones, aux petits pieds dforms, qui, autour des
tables, dans cent chambres places un peu partout, grignotent des
graines de courge, des boulettes sucres et des biscuits, en buvant du
th.

Revenons  la description gnrale. La Shangha internationale a
l'aspect d'une ville europenne. Les deux ponts de fer, sur le canal,
sont trs frquents tout le long du jour; et, de l, la vue sur les
quais, le quai de France, d'un ct, le Bund, de l'autre, trs beaux,
trs larges, plants d'arbres; la vue sur la rivire peuple de ses
mille barques, ses grands navires  quai, en partance pour les ports
du Yang-ts, ses bateaux de guerre trangers, et les courriers qui
peuvent remonter le cours d'eau jusque l, avec la rive oppose perdue
dans le vague des dtails brouills, est pleine de charme; et on se
trouve, l, bien loin des Boxers, de leurs crimes et de leurs rapines.
Le grand monument de la Poste chinoise, en briques rouges, avec son
clocher carr  horloge; la banque Russo-Chinoise, grandiose; le
Shangha Club, et les autres bureaux des banques importantes; le
long de l'eau, le grand jardin public rserv aux Europens,--les
Chinois ayant le leur sur les bords de la rivire de Sou-tchou, un
peu plus loin,--avec son kiosque o, l't, la musique municipale se
fait entendre, n'veillent  l'esprit rien de chinois. En face de la
Yokohama Bank, sur le Bund, se dresse un petit monument commmoratif
lev  la mmoire de M. A. R. Margary, du service consulaire anglais,
tu au Yun-nan. En face du jardin public, un autre monument de bronze,
trs original, trs artistique, rappelle la perte de la canonnire
allemande l'_Iltis_ dans un typhon, sur les ctes du Chan-toung, en
1896.

[Illustration: Long-Hoa: pavillon qui surmonte l'entre de la
pagode.--D'aprs une photographie.]

Cette partie du Bund est la promenade favorite, en t, le soir, comme
la route de Bubbling-Well l'est le jour.  l'extrmit, sur un grand
pont de fer traversant l'entre de la rivire de Sou-tchou, on passe
de ce quartier, dit Central district, au quartier de Hong-keou dit
Northern district. On tombe, l, sur un grand htel, Astor House,
avec son grand jardin d't o, aussi, se fait entendre la musique, au
bord de l'eau; l s'ouvre une route large Ouang-p road, bien
entretenue, borde de consulats, de maisons particulires, prcdes
de jardins; et tout ce ct a, au printemps, le cachet d'un coin de
ville tropicale. Aprs, si l'on s'enfonce, par l, dans Broadway et
les autres longues voies qui, paralllement, courent dans le sens de
la rivire, on retrouve des rues parfois mixtes, parfois seulement
chinoises, mais larges et de bon aspect, surtout dans le quartier
central. L les boutiques alternent avec de grands magasins de belle
apparence, appartenant soit  des Europens, soit  des Chinois.
Certainement, croisant les grandes artres ou les coupant, des rues
troites se prsentent, entirement chinoises, avec leurs grands
tableaux rectangulaires aux caractres hiroglyphiques or sur noir,
qui pendent  la limite des boutiques pour en indiquer le nom du
propritaire, avec leur population compacte, grouillante; mais, mme
dans la plupart de ces voies, sauf des exceptions, et aux confins des
concessions, on retrouve quelque souci de la rgularit; l'influence
europenne, voulue ou inspire par les rglements municipaux; un
certain art, un arrangement diffrent, le luxe des dtails dans les
dorures et les bariolages artistiques des faades ne sont pas
exclusivement chinois.

Partout circulent les rickschws,  une seule place,--moins commodes
que ceux de Singapour,  deux places, moins lgants que ceux du
Japon,--trans par un Chinois en chapeau teignoir avec sa ou ses
licences (une pour chaque concession) cloues derrire la voiturette,
et son numro dans le dos. Ces petits vhicules, dont on compte prs
de cinq mille, et les wheel-barrows, de nombre gal, se croisent dans
tous les sens sans trop d'accidents.

La rivire de Sou-tchou, encombre de sampans, jadis trs large,
dit-on, est aujourd'hui un cours d'eau d'une centaine de mtres de
largeur, que la mare basse laisse en partie  sec, montrant la vase.
Cette vase noire,  la surface troue par les bulles de gaz, vase des
bords de la rivire, vase des canaux nombreux, vase des rues dans les
centres indignes, est une des impressions caractristiques d'un
milieu chinois. L'envasement se produit, d'ailleurs, galement  la
grande rivire, le Ouang-p, qui avait, il y a vingt-cinq ans, 1700
pieds de large, et n'a plus aujourd'hui que 1200 pieds,  la hauteur
des concessions, avec une profondeur toutefois suffisante pour que de
grands vapeurs remontent assez haut.

[Illustration: L'omnibus du pauvre (wheel-barrow ou brouette) fait
du deux  l'heure, et cote quelques centimes seulement.--D'aprs une
photographie.]

La question de l'accs de la rivire Ouang-p jusqu' Shangha a
toujours proccup beaucoup les autorits comptentes. Aprs des
essais infructueux de dragage, en 1892, un ingnieur hollandais fut
demand pour faire un rapport sur la question. Mais les travaux
prconiss par M. de Rijke devaient coter des sommes si considrables
qu'on s'est content de former une commission pour tudier le
problme, et celle-ci n'est arrive  aucun rsultat. Nos courriers
des Messageries Maritimes s'arrteront donc longtemps encore 
Woo-sung et les passagers n'arriveront  la mtropole qu'avec le petit
vapeur de la mme compagnie, le _Ouang-p_, ou par le train, qui est
moins employ. Ce train court le long d'une petite ligne de chemin de
fer construite par une socit trangre, en 1876, mais rachete peu
aprs par les autorits chinoises, et qui runit Woo-sung  Shangha.
La gare est trop loigne du centre des affaires, sur territoire
chinois, au bout de Hong-ke, et la ligne rpond mal aux besoins du
commerce. Elle sera prolonge un jour jusqu' Sou-tchou,  80 milles,
d'un ct; de l'autre, jusqu' Tching-kiang et Nanking.

Quittons maintenant, un moment, les concessions pour aller rendre la
visite traditionnelle  la pagode de Long-hoa.

La pagode o les guides mnent tous les trangers de passage 
Shangha, et que l'on nomme communment, sur notre concession,
Long-fa, en ralit Long-hoa, se trouve sur la route de ce nom,  peu
de distance de la rivire. On y peut donc aller  la fois en voiture
et par eau. Embranche sur la route de Zi-ka-oue, la route de
l'Arsenal tombe dans celle qui mne droit  la pagode.  part un fort
chinois prs de cette dernire, ainsi qu'une ou deux pagodes
quelconques, elle ne prsente rien de remarquable: des tumuli, des
groupements de petites maisons, des champs incultes, des jardins
potagers.  signaler un curieux portail chinois  l'entre d'une
mission amricaine.

 l'arrive, aprs deux heures de voiture, des femmes se prcipitent,
en nombre, au-devant des voyageurs, pour offrir, ou plutt vendre de
ces petites baguettes parfumes qui se brlent partout,  la maison, 
la rue et  la pagode. La visite est longue, le monument comportant
huit ou neuf corps de btiments en trois sries successives, au milieu
desquels s'lve la tour ancienne  sept tages, avec ses sept toits
circulaires superposs, aux bords relevs, flanque de deux pavillons
 trois tages, dont celui de droite renferme une immense cloche que
le gardien autorise  faire sonner,--afin qu'aprs sonnent pour lui
les pices du _backchich_. Jadis, la tour restait ouverte; mais elle a
t ferme par ordre du vice-roi.

[Illustration: Une station de brouettes sur le
Yang-King-Pang.--D'aprs une photographie.]

Dans le btiment principal, on retrouve les centaines de divinits
diverses que nous connaissons, en bois dor, de moyenne grandeur, avec
quelques autres trs hautes, le tout couvert de la couche centenaire
de poussire qui passe d'un dieu  un autre au gr des ftes. Enfin il
y a  la pagode un collge de bonzes, et c'est surtout par cette
affectation collgiale qu'elle est connue.

Revenons dans la concession internationale pour nous trouver, le soir,
dans une de ses rues, Fou-tchou-road, qui ne diffre gure des autres
pendant le jour, mais o, le soir, convergent des milliers de
promeneurs, d'amateurs de distractions et de curieux. L sont les
restaurants  la mode, les concerts, les thtres, les maisons de th,
les fumeries d'opium. C'est le quartier o l'on s'amuse,  la
chinoise, les grands boulevards de Shangha. La voie est
malheureusement troite et courte pour la foule qui l'encombre; mais
comme les oisifs la parcourent du haut en bas vingt fois avant
l'heure de la rentre, elle est pour eux suffisamment longue.
Fou-tchou-road reprsente un stage de la civilisation moderne
commence par le bas de l'chelle, et approprie aux gots du peuple.
Rien de semblable n'existe dans les villes entirement chinoises,
notamment dans la Cit: c'est comme une formule nouvelle qui est ne
l, seulement. C'est peut-tre le coin le plus curieux de la ville,
non parce que les petites chanteuses en traversent le ciel bariol,
comme de jolies toiles filantes, mais parce qu'en ce bout de voie se
concentre, chaque soir, toute une activit inattendue de ce peuple
calme, qui a la religion de ses formules, et que l on en dcouvre
une, inattendue. La rue est largement claire de tons et de couleurs
diverses par toutes les baies des boutiques ouvertes, des restaurants
et des maisons de th, et par les lanternes chinoises. La foule est
compacte, et lorsqu'une voiture s'y engage, portant une toile de
premire grandeur du chant ou de la danse, souvent presque une enfant,
ce n'est pas sans peine qu'elle arrive  destination. Les chaises 
porteurs seules vont vite; mais les cris des coolies prviennent, et
on se gare. Ce sont aussi des chanteuses qu'elles portent, et les
servantes, avec la pipe et la guitare, suivent en courant derrire.
Toutes les rues adjacentes, boyaux noirs o l'on ne peut s'engager
sans guide, sont bouches par des groupes de femmes, peintes,
brillantes de bijoux vrais ou faux, impassibles comme des bonzes, se
mouvant comme des automates sur leurs pieds torturs. Tous les
commerces sont l, et il y a mme un confiseur qu'claire la lumire
lectrique, un commissaire-priseur qui annonce les occasions en vers
chants, et un tailleur qui travaille  la machine  coudre.

[Illustration: Les barques s'entre-croisent et se choquent devant le
quai chinois de Tou-Ka-Dou.--D'aprs une photographie.]

Des fentres tombent les sons des musiques inharmonieuses qui se
joignent au brouhaha ambiant. Ils sont simples, ces cafs-chantants:
une scne peu leve au-dessus du sol, et quatre ou cinq chanteuses en
demi-cercle qui, l'une aprs l'autre, nasillent, chacune de sa place,
un chant  peine perceptible, en s'accompagnant--ou  beaucoup
prs--sur la guitare chinoise. Aux tables, les consommateurs boivent
du th. Ces poupes chantantes n'occupent pas longtemps la scne; leur
rpertoire puis, elles partent, reprennent la chaise qui les attend
 la porte, ou le dos du coolie, et vont  un autre concert ou aux
dners auxquels elles sont invites. Dans l'intervalle, d'autres
arrivent qui prennent les places vacantes.

Dans les maisons de th, on ne voit rien parce qu'on voit trop: une
foule compacte de gens assis sur des tabourets et d'autres qui vont et
viennent, hommes et femmes mls, d'une pice ou d'un tage  l'autre;
on y boit du th aussi, bien entendu, et on grignote des sucreries ou
des graines. On y fume, et les vapeurs opiaces, mles  bien
d'autres, en font un sjour dans lequel un Europen a bien de la peine
 tenir longtemps.

Les restaurants sont trs curieux: il y a une quantit de pices,
petites et grandes, o les tables sont dresses. Le menu, que chaque
dneur compose  sa guise, comprend des plats chinois auxquels
s'enjoignent d'autres vaguement europens. Mais on y trouve aussi de
la bire et, dans les plus aristocratiques, du champagne. Les
invitations se font de l, avec des formules imprimes sur papiers de
couleur, une pour les hommes, une autre pour les femmes. L'amphitryon
arrive, gnralement avec un ami, et de la table expdie les petits
papiers par les coolies de l'htel; il n'y a que quelques mots 
ajouter: un nom, une adresse et un compliment. Les chanteuses sont
invites personnellement par les convives lorsqu'ils sont prsents. En
attendant, on boit du vin blanc de riz, chaud, amer, et on cause.
Lorsque tous, ou  peu prs, sont prsents et les petits papiers
envoys, on commence. Les invites dfilent les unes aprs les autres
et ne restent pas longtemps: assises derrire ou  ct des inviteurs,
elles chantent, ou plutt geignent un air, fument une pipe prpare
par la servante, partage avec l'ami, changent quelques mots et...
s'en vont. Cela dure peu, de cinq  dix minutes, et cote deux
dollars, ports aux comptes trimestriels. Point de liberts, point de
licences, une correction et un srieux parfaits prsident  ces alles
et venues de poupes colores et dcores. Les Europens sont souvent
invits  ces dners de garons--maris--et tout s'y passe de mme.

Ce que l'on mange,  ces agapes chinoises, n'entrerait que dans une
liste trs longue; on y sert de tout, des plats qui ont
approximativement l'aspect europen, et d'autres o rien ne se
retrouve de ce que nous sommes accoutums  voir. Les ailerons de
requin ouvrent souvent la srie; c'est une sorte de potage pais,
form de filaments transparents jauntres, mlangs de morceaux blancs
d'une substance trs tendre, la chair du poisson, peut-tre. Son got
est vague pour un palais tranger. La soupe aux nids d'hirondelle
suit, bouillon de poulet dans lequel nagent des fils galement
transparents, sans plus de saveur que les ailerons. Le plat fameux,
_cher_ au got des picuriens  queue et  leur poche, vient
frquemment en dernier, pour que l'apptit satisfait des convives
permette de le servir avec parcimonie. Et on peut y voir
successivement: des andouillettes coupes en tranches, des champignons
au jambon, des jeunes pousses de bambou, de la mchoire de requin  la
sauce gluante, de la salade de poulet et de concombres, des poissons,
des canards rtis, des pches au sucre, des vermicelles aux crevettes,
du riz sous diverses formes, des compotes de fruits, des graines, des
petits oignons, des fromages blancs, les uns et les autres avec ou
sans sauce, non compris la sauce brune, sale, de haricots ferments,
qui se mlange un peu  tous les plats et sembl jouer le rle du sel.
Des serviettes humides et chaudes sont servies  diffrentes reprises
pendant le repas, linges qui,  leur teinte, semblent servir longtemps
avant de passer par une srieuse lessive. Comme boisson, le vin de
riz, liquide chaud, presque amer, sans force alcoolique, rpugnant 
une bouche occidentale.

[Illustration: Chinoises de Shangha.--D'aprs une photographie.]

Mais,--pour revenir au quartier de la _grande vie_ chinoise,--les
rglements municipaux y sont observs, et  onze heures la vie
s'arrte, les boutiques ferment, supprimant l'clairage de la voie; la
foule se disperse, et Fou-tchou-road retombe dans la tranquillit des
rues voisines.

Notre visite de Shangha est  peu prs termine; elle le sera tout 
fait avec quelques renseignements gnraux et statistiques, complment
de sa description. On y trouve cinq bassins de radoub, un arsenal que
j'ai eu l'occasion de citer, et un atelier de constructions maritimes
au Pou-tong, de l'autre ct de la rivire, appartenant  la Socit
anglaise Farnham Boyd and C, qui peut construire de grands navires 
vapeur.  part les lignes de navigation nombreuses qui font
communiquer Shangha avec le nord de la Chine, le Japon, la Core et
le Sud, plusieurs compagnies ont des lignes parcourant le Yang-ts, et
des wharfs qui vont jusqu' Tong-ka-dou, o le mouvement sur le fleuve
des sampans de toutes sortes est considrable. Une importante maison
franaise de la place, MM. Racine, Ackerman et Cie, devait inaugurer,
au moment o ces notes taient crites, deux lignes de navigation vers
Han-koou et Ning-po, sous le nom de _Compagnie asiatique de
Navigation_. Elle devait avoir au dbut trois navires, alors en
construction  l'arsenal de Fou-tchou, pouvant filer 14 noeuds, et
envisageait dj une plus grande extension de ses services, si la
subvention de 175000 francs, dj accorde pour dix ans, tait
srieusement augmente, ce qui, dans l'intrt de l'influence
franaise dans ces pays, serait  souhaiter. Ces lignes doivent
aujourd'hui fonctionner depuis deux ans.

[Illustration: Village chinois aux environs de Shangha.--D'aprs une
photographie.]

Shangha a un corps de pompiers parfaitement organis. Il y a cinq
brigades, avec une centaine d'units, des volontaires, employs
d'administration et de commerce, qui, aux coups des cloches
avertisseuses, quittent tout, travail, table, sommeil, club, pour
revtir le casque, mettre la ceinture et courir au feu, chacun de son
ct,  pied,  bicyclette ou en rickschw. Une des brigades est
franaise; elle se nomme _le Torrent_, et elle n'est pas souvent la
dernire sur les lieux, ni aux concours de fin d'anne,--je pourrais
mme dire: au contraire. Une concurrence aimable entretient leur
ardeur, et tous travaillent avec la plus belle vaillance, sous la
direction des chefs, trangers pour les uns ou pour les autres. Leur
matriel, quatre pompes  vapeur et d'autres engins, est  la hauteur
de la tche  fournir. Il est regrettable que les socits
d'assurances contre l'incendie, qui ont fort  faire avec les Chinois
incendiaires plutt qu'incendis, et qui bnficient tant de ces
concours dvous et gratuits, ne contribuent pour rien dans leurs
maigres budgets. Vraiment, les braves pompiers volontaires de Shangha
pourraient se mettre en parallle, comme organisation, promptitude de
mouvements et ardeur au feu, avec nos brigades europennes.

Comme toute colonie qui se respecte, Shangha a sa saison de courses 
Bubbling-Well, pendant laquelle banques et maisons de commerce ferment
leurs portes. Il y a une Socit aussi, de quelque cohsion sur la
concession internationale, mais entirement divise chez nous. C'est
ce qui se reproduit d'ailleurs partout o il y a des Franais, dans
toutes nos colonies, o tous ceux qui n'appartiennent pas 
l'administration ou au haut commerce sont classs comme aventuriers.
Et mme dans les lments reconnus sains, aucune cohsion, aucun lien
patriotique, aucune sympathie pour le nouveau venu, quel qu'il soit.
Mais bornons l ce sujet de tristesse.

Le dernier recensement donnait comme population europenne de
Shangha: sur la concession internationale le chiffre de 4684 et sur
la concession franaise, celui de 430; mais ces chiffres sont
aujourd'hui considrablement augments. Le dtail par nationalit
donnant alors: 2002 Anglais, 741 Portugais, 399 Allemands et
Autrichiens, 357 Amricains et 281 Franais seulement. La population
indigne des concessions tait alors de 240995 sur la concession
internationale, et de 45753 sur la concession franaise; ensemble,
avec quelques autres units, comme la population des sampans: 293000
mes. Mais depuis ce recensement, qui date de 1895, il y a eu des
augmentations annuelles, si bien que la population gnrale doit
atteindre, aujourd'hui, le demi-million. Celle de la cit est
inconnue. On l'a tablie dans les environs de 125000, chiffre qui
semble de beaucoup au-dessous de la vrit. Des Chinois lettrs m'ont
affirm qu'elle tait aussi considrable que celle des concessions, et
je le crois aisment.

Il y a  Shangha plusieurs glises catholiques, plusieurs missions,
toutes riches, dont les oeuvres, coles, dispensaires, etc., sont
nombreuses. Les Anglais et les Amricains y ont aussi leurs
institutions religieuses et de bienfaisance, et la loge maonnique
anglaise n'est point sans importance. Le muse, annexe de la _Royal
Asiatic Society_, qui a une branche ici, est bien petit mais marque le
centre d'un autre plus important qu'on y lvera peut-tre, un jour.
Les clubs sont nombreux, un pour chaque nationalit, le _Club des
Volontaires_, qui ne s'adresse qu' la classe moyenne, le _Shangha
Club_, club anglais o les patrons et beaucoup de Franais
prfrent aller, ceux-ci peu patriotes sous ce rapport. Les Portugais,
tous mls, ont aussi le leur  Hong-ke. Il y a mme une salle de
thtre,--sur la concession internationale ou anglaise, bien
entendu,--avec une troupe franaise d'amateurs constitus en socit,
qui donne deux ou trois reprsentations par an. Il y a lieu de leur
adresser des flicitations, tant au directeur-metteur en scne qu'aux
artistes de circonstance, au premier pour la conscience, les
capacits, l'ardeur qu'il apporte  ses fonctions, aux seconds pour
leur zle et les remarquables rsultats auxquels ils atteignent dans
un art qui n'est point de leur comptence. Je ne parle pas des troupes
de passage, des concerts d'amateurs organiss par les Anglais, des
_matches_ de boxe, qui font partie de la formule coloniale anglaise,
et que l'on trouve partout.

Les concessions sont claires depuis longtemps  la lumire
lectrique, et il n'est pas jusqu'au quai chinois, du quai de France 
l'extrmit de Tou-ka-dou, qui ne soit clair lectriquement par une
socit chinoise. L'tablissement de tramways a t l'objet d'une
longue lutte, dans laquelle la socit et ses reprsentants ont fini
par l'emporter sur les contribuables entts, tous propritaires, qui
craignaient pour l'avenir de leurs immeubles. Les bureaux de poste
sont nombreux: sur notre concession, le bureau franais; sur
l'internationale, les bureaux anglais, allemand, japonais, amricain,
russe et chinois. C'est une escale bnie pour tous les collectionneurs
de petites vignettes postales.

Le climat de Shangha peut tre dit sain. Il est extrmement
changeant, avec des alternatives de jours froids et chauds en octobre
et novembre, temprs et trs chauds en t. Comme temprature
moyenne, c'est  peu prs celle de Rome. La mortalit varie entre 16,4
pour 1000 (1897) et 30,8 pour 1000 (1881). En 1898 elle s'est leve
 16,7 pour 1000.

Le mouvement gnral du commerce de Shangha montre surtout
l'importance de cette ville. De liv. sterl. 36319946 (fr.
910000000 environ) en 1898, il passait, en 1899,  liv. sterl.
46164949 (fr. 1144000000). Les cotonnades, les fils de coton et
l'opium reprsentent les trois articles principaux d'importation. La
soie, les soieries et le th tiennent la tte  l'exportation. On
comptait, en 1898, 9 filatures de coton avec 313000 broches, 25
filatures de soie et un certain nombre d'autres industries moins
importantes.

Sur les 7400 navires qui, en 1899, sont sortis ou entrs dans le
port, 3348 avec 4792417 tonnes battaient pavillon anglais, 811
(903871 tonnes) taient japonais, 375 (511580 tonnes) taient
allemands et 106 seulement, avec 227389 tonnes, battaient pavillon
franais.

Les journaux sont assez nombreux: un quotidien franais, l'_cho de
Chine_, quatre quotidiens anglais et quatre ou cinq hebdomadaires. Les
Chinois ont, de leur ct, cinq journaux, dont un, l'_Universal
Gazette_, reprsente le mouvement rformiste. Il y avait, en 1901, une
intressante revue franaise, la _Revue de l'Extrme-Orient_, fonde
par un ngociant en soies, M. Tillot, crivain  son heure, et qui
aurait mrit de grouper autour d'elle une clientle suffisante pour
la faire vivre, sinon prosprer.

Maintenant que nous sommes au bout de ces quelques notes sur la grande
mtropole chinoise, il n'y a qu' souhaiter de ne point la voir
atteinte par le nouveau bouleversement que prparent au pays les
socits antidynastiques et les chefs irrductibles, que les
puissances ont commis la grande faute de ne point abattre quand elles
le pouvaient, et qui leur rservent encore bien des surprises.

                                        mile DESCHAMPS.

[Illustration: Le charnier des enfants trouvs (page 280).--D'aprs
une photographie.]

Droits de traduction et de reproduction rservs.

       *       *       *       *       *


TABLE DES GRAVURES ET CARTES


L'T AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_


  En rickshaw sur la route du mont Abou.
    (D'aprs une photographie.)                                      1

  L'lphant du touriste  Djapour.                                 1

  Petit sanctuaire latral dans l'un des temples djans du mont Abou.
    (D'aprs une photographie.)                                      2

  Pont de cordes sur le Djhilam, prs de Garhi. (Dessin de Massias,
    d'aprs une photographie.)                                       3

  Les Karvas ou plateaux alluviaux forms par les rosions du
    Djhilam. (D'aprs une photographie.)                             4

  Ekkas et Tongas sur la route du Kachmir: vue prise au relais
    de Rampour. (D'aprs une photographie Jadu Kissen,  Delhi.)     5

  Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam  Ouri. (D'aprs une
    photographie.)                                                   6

  Shr-Garhi ou la Maison du Lion, palais du Mahrdja  Srnagar.
    (Photographie Bourne et Sheperd,  Calcutta.)                    7

  L'entre du Tchinar-Bgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de
    Srnagar; au premier plan une dounga, au fond le sommet du
    Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)          7

  Ruines du temple de Brankoutri. (D'aprs une photographie.)        8

  Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,
     Delhi.)                                                        9

  Le quai de la Rsidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.
    (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)                            10

  La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam  Baramoula.
    (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)                            11

  Nos tentes  Lahore. (D'aprs une photographie.)                  12

  Dounga ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne
    et Shepherd,  Calcutta.)                                       13

  Vichnou port par Garouda, idole vnre prs du temple de
    Vidja-Broer (hauteur 1m 40.)                                    13

  Enfants de bateliers jouant  cache-cache dans le creux d'un
    vieux platane. (D'aprs une photographie.)                      14

  Batelires du Kachmir dcortiquant du riz, prs d'une range de
    peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd,  Calcutta.)       15

  Campement prs de Palhallan: tentes et doungas. (D'aprs une
    photographie.)                                                  16

  Troisime pont de Srnagar et mosque de Shah Hamadan; au fond,
    le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)    17

  Le temple inond de Pandrethan. (D'aprs une photographie.)       18

  Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)  19

  Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthn.
    (D'aprs une photographie.)                                     20

  Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, 
    Delhi.)                                                         21

  Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din,  Vidjabroer. (D'aprs une
    photographie.)                                                  22

  Le temple de Panyech:  gauche, un brahmane;  droite, un
    musulman. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)                  23

  Temple hindou moderne  Vidjabroer. (D'aprs une photographie.)   24

  Brahmanes en visite au Naga ou source sacre de Valtongou.
    (D'aprs une photographie.)                                     25

  Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosque,
     Houtamourou, prs de Bhavan.                                  25

  Temple ruin,  Khotair. (D'aprs une photographie.)              26

  Naga ou source sacre de Kothair. (D'aprs une photographie.)     27

  Ver-Ng: le bungalow au-dessus de la source. (D'aprs une
    photographie.)                                                  28

  Temple rustique de Voutanr. (D'aprs une photographie.)          29

  Autel du temple de Voutanr et accessoires du culte. (D'aprs une
    photographie.)                                                  30

  Noce musulmane,  Rozlou: les musiciens et le fianc. (D'aprs
    une photographie.)                                              31

  Sacrifice bhramanique,  Bhavan. (D'aprs une photographie.)      31

  Intrieur de temple de Martand: le repos des coolies employs au
    dblaiement. (D'aprs une photographie.)                        32

  Ruines de Martand: faade postrieure et vue latrale du temple.
    (D'aprs des photographies.)                                    33

  Place du campement sous les platanes,  Bhavan. (D'aprs une
    photographie.)                                                  34

  La Ziarat de Zan-oud-Din,  Eichmakam. (Photographie Bourne et
    Shepherd,  Calcutta.)                                          35

  Naga ou source sacre de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.
    (D'aprs une photographie.)                                     36

  Maisons de bois,  Palgm. (Photographie Bourne et Shepherd, 
    Calcutta.)                                                      37

  Palanquin et porteurs.                                            37

  Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche
    miraculeuse. (D'aprs une photographie.)                        38

  Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la valle du Lidar
    au-dessus de Palgm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie
    Jadu Kissen,  Delhi.)                                          39

  Valle d'Amarnth: vue prise de la grotte. (D'aprs une
    photographie.)                                                  40

  Pondjtarni et le camp des plerins: au fond, la passe du
    Mahgounas. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)                41

  Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et
    Zodji-Pl. (D'aprs une photographie.)                          42

  Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac ecra-Nag.
    (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)                            43

  Grotte d'Amarnth. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)           43

  Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'aprs une
    photographie.)                                                  44

  Campement de Goudjars  Astan-Marg. (D'aprs une photographie.)   45

  Le bain des plerins  Amarnath. (D'aprs une photographie.)      46

  Plerins d'Amarnth: le Sdhou de Patiala; par derrire, des
    brahmanes, et  droite, des musulmans du Kachmir. (D'aprs une
    photographie.)                                                  47

  Mosque de village au Kachmir. (D'aprs une photographie.)        48

  Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,
     Calcutta.)                                                    49

  Mendiant musulman. (D'aprs une photographie.)                    49

  Le Brahma Sr et le camp des plerins au pied de l'Haramouk.
    (D'aprs une photographie.)                                     50

  Lac Gangbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu
    Kissen,  Delhi.)                                               51

  Le Noun-Kl, au pied de l'Haramouk, et le bain des plerins.
    (D'aprs une photographie.)                                     52

  Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs houkas (pipes) et leur
    hangri (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)   53

  Temples ruins  Vangth. (D'aprs une photographie.)             54

  Mla ou foire religieuse  Hazarat-Bal. (En haut, photographie
    par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen,  Delhi.)       55

  La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srnagar. (D'aprs
    une photographie.)                                              56

  Nishat-Bgh et le bord oriental du lac de Srnagar. (Photographie
    Jadu Kissen,  Delhi.)                                          57

  Le canal de Mar  Sridagar. (Photographie Jadu Kissen,  Delhi.)  58

  La mosque de Shah Hamadan  Srnagar (rive droite). (Photographie
    Jadu Kissen,  Delhi.)                                          59

  Spcimens de l'art du Kachmir. (D'aprs une photographie.)        60


SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Mdecin-major des troupes coloniales_.


  La barre de Grand-Bassam ncessite un grand dploiement de force
    pour la mise  l'eau d'une pirogue. (D'aprs une photographie.) 61

  Le fminisme  Adoko: un mdecin concurrent de l'auteur.
    (D'aprs une photographie.)                                     61

  Travail et Maternit ou Comment vivent les femmes de
    Petit-Alp. (D'aprs une photographie.)                       62

   Motso: soins maternels. (D'aprs une photographie.)            63

  Installation de notre campement dans une clairire dbroussaille.
    (D'aprs une photographie.)                                     64

  Environs de Grand-Alp: des hangars dans une palmeraie, et une
    douzaine de grands mortiers destins  la prparation de l'huile
    de palme. (D'aprs une photographie.)                           65

  Dans le sentier troit, montant, il faut marcher en file indienne.
    (D'aprs une photographie.)                                     66

  Nous utilisons le ft renvers d'un arbre pour traverser la M.
    (D'aprs une photographie.)                                     67

  La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'aprs une
    photographie.)                                                  68

  Indignes coupant un acajou. (D'aprs une photographie.)          69

  La cte d'Ivoire.--Le pays Atti.                                 70

  Ce fut un sauve-qui-peut gnral quand je braquai sur les
    indignes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lave,
    d'aprs une photographie.)                                      71

  La rue principale de Grand-Alp. (D'aprs une photographie.)     72

  Les Trois Graces de Mop (pays Atti). (D'aprs une
    photographie.)                                                  73

  Femme du pays Atti portant son enfant en groupe. (D'aprs une
    photographie.)                                                  73

  Une clairire prs de Mop. (D'aprs une photographie.)           74

  La garnison de Mop se porte  notre rencontre. (D'aprs une
    photographie.)                                                  75

  Femme de Mop fabriquant son savon  base d'huile de palme et de
    cendres de peaux de bananes. (D'aprs une photographie.)        76

  Danse excute aux funrailles du prince hritier de Mop.
    (D'aprs une photographie.)                                     77

  Toilette et embaumement du dfunt. (D'aprs une photographie.)    78

  Jeune femme et jeune fille de Mop. (D'aprs une photographie.)   79

  Route, dans la fort tropicale, de Malamalasso  Daboissu.
    (D'aprs une photographie.)                                     80

  Beni Coam, roi de Betti et autres lieux, entour de ses femmes
    et de ses hauts dignitaires. (D'aprs une photographie.)        81

  Chute du Mala-Mala, affluent du Como,  Malamalasso. (D'aprs
    une photographie.)                                              82

  La valle du Como  Malamalasso. (D'aprs une photographie.)     83

  Tam-tam de guerre  Mop. (D'aprs une photographie.)             84

  Piroguiers de la cte d'Ivoire pagayant. (D'aprs une
    photographie.)                                                  85

  Allou, le boy du docteur Lamy. (D'aprs une photographie.)        85

  La fort tropicale  la cte d'Ivoire. (D'aprs une
    photographie.)                                                  86

  Le dbitage des arbres. (D'aprs une photographie.)               87

  Les lianes sur la rive du Como. (D'aprs une photographie.)      88

  Les occupations les plus frquentes au village: discussions et
    farniente Atti. (D'aprs une photographie.)                    89

  Un incendie  Grand-Bassam. (D'aprs une photographie.)           90

  La danse indigne est caractrise par des poses et des gestes
    qui rappellent une pantomime. (D'aprs une photographie.)       91

  Une inondation  Grand-Bassam. (D'aprs une photographie.)        92

  Un campement sanitaire  Abidjean. (D'aprs une photographie.)    93

  Une rue de Jackville, sur le golfe de Guine. (D'aprs une
    photographie.)                                                  94

  Grand-Bassam: cases dtruites aprs une pidmie de fivre jaune.
    (D'aprs une photographie.)                                     95

  Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplne. (D'aprs une
    photographie.)                                                  96


L'LE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_


  L'le d'Elbe se dcoupe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et
    violtre.                                                       97

  Une jeune fille elboise, au regard nergique,  la peau d'une
    blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs.                   97

  Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100).     98

  Porto-Ferraio:  l'entre du port, une vieille tour gnoise,
    trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots.               99

  Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napolon
    pour se rendre  sa maison de campagne de San Martino.         100

  Porto-Ferraio: la porte de mer, o aborda Napolon.              101

  La teste de Napolon (page 100).                               102

  Porto-Ferraio s'chelonne avec ses toits plats et ses faades
    scintillantes de clart (page 99).                             103

  Porto-Ferraio: les remparts dcoupent sur le ciel d'un bleu
    sombre leur profil anguleux (page 99).                         103

  La faade extrieure du Palais des Mulini o habitait Napolon
     Porto-Ferraio (page 101).                                    104

  Le jardin imprial et la terrasse de la maison des Mulini
    (page 102).                                                    105

  La Via Napoleone, qui monte au Palais des Mulini.              106

  La salle du conseil  Porto-Ferraio, avec le portrait de la
    dernire grande-duchesse de Toscane et celui de Napolon,
    d'aprs le tableau de Grard.                                  107

  La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonne, avec ses
    volets clos et les peintures dcoratives qu'y fit faire
    l'empereur (page 101).                                         107

  Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protge du
    soleil.                                                        108

  Les mille mtres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte
    Giove, dvalent dans les flots de toute leur hauteur.          109

  Un enfant elbois.                                                109

  Marciana Alta et ses ruelles troites.                           110

  Marciana Marina avec ses maisons ranges autour du rivage et
    ses embarcations tires sur la grve.                          111

  Les chtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte
    Giove.                                                         112

  ... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nues
    (page 111).                                                    113

  La Seda di Napoleone sur le Monte Giove o l'empereur
    s'asseyait pour dcouvrir la Corse.                            114

  La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithtre de
    rochers est entoure de sveltes cyprs (page 117).             115

  Voici Rio Montagne dont les maisons rgulires et cubiques ont
    l'air de dominos empils... (page 118).                        115

  J'aperois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nues.  116

  Une des trois chambres de l'ermitage.                            117

  L'ermitage du Marciana o l'empereur reut la visite de la
    comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814.                        117

  Le petit port de Porto-Longone domin par la vieille citadelle
    espagnole (page 117).                                          118

  La maison de Madame Mre  Marciana Alta.--Bastia, signor!--La
    chapelle de la Madone sur le Monte Giove.                      119

  Le coucher du soleil sur le Monte Giove.                         120

  Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino.       121

  L'arrive de Napolon  l'le d'Elbe. (D'aprs une caricature du
    temps.)                                                        121

  Le drapeau de Napolon roi de l'le d'Elbe: fond blanc, bande
    orang-rouge et trois abeilles jadis dores.                   122

  La salle de bains de San Martino a conserv sa baignoire de
    pierre.                                                        123

  La chambre de Napolon  San Martino.                            123

  La cour de Napolon  l'le d'Elbe. (D'aprs une caricature du
    temps.)                                                        124

  Une femme du village de Marciana Alta.                           125

  Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques
    reprsentant Napolon et Marie-Louise.                         126

  San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes 
    la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123).    126

  Rideau du thtre de Porto-Ferraio reprsentant Napolon sous la
    figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admte.            127

  La salle gyptienne de San Martino est demeure intacte avec ses
    peintures murales et son bassin  sec.                         127

  Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napolon
    aux Mulini, dont on a fait le trne piscopal de l'vque
    d'Ajaccio.                                                     128

  La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aeule
    portait  la cour des Mulini.                                  129

  ventail de Pauline Borghse, en ivoire sculpt, envoy en
    souvenir d'elle  la signora Traditi, femme du maire de
    Porto-Ferraio.                                                 130

  Le lit de Madame Mre, qu'elle s'tait fait envoyer de Paris 
    l'le d'Elbe.                                                  130

  Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,
    chauffait,  un petit brasero de terre jaune, ses mains
    osseuses.                                                      131

  L'entre du goulet de Porto-Ferraio par o sortit la flottille
    impriale, le 26 fvrier 1815.                                 132


D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE

Par _M. VICTOR CHAPOT_

_membre de l'cole franaise d'Athnes_.


  Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du
    Ksar-el-Benat (page 142). (D'aprs une photographie.)          133

  Le canal de Sleucie est, par endroits, un tunnel (page 140).    133

  Vers le coude de l'Euphrate: la pense de relever les traces de
    vie antique a dict l'itinraire.                              134

  L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que
    l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137).                  135

  Les rues d'Antioche sont troites et tortueuses; parfois, au
    milieu, se creuse en foss. (D'aprs une photographie.)        136

  Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'aprs une
    photographie.)                                                 137

  Les crtes des collines sont couronnes de chapelles ruines
    (page 142).                                                    138

  Alep est une ville militaire. (D'aprs une photographie.)        139

  La citadelle d'Alep se dtache des quartiers qui l'avoisinent
    (page 143). (D'aprs une photographie.)                        139

  Les parois du canal de Sleucie s'lvent jusqu' 40 mtres.
    (D'aprs une photographie.)                                    140

  Les tombeaux de Sleucie s'tageaient sur le Kasios. (D'aprs
    une photographie.)                                             141

   Alep une seule mosque peut presque passer pour une oeuvre
    d'art. (D'aprs une photographie.)                             142

  Tout alentour d'Alep la campagne est dserte. (D'aprs une
    photographie.)                                                 143

  Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifi.                       144

  Balkis veille, de loin et de haut, l'ide d'une taupinire
    (page 147). (D'aprs une photographie.)                        145

  Stle Hittite. L'artiste n'a excut qu'un premier ravalement
    (page 148).                                                    145

  glise armnienne de Nisib; le plan en est masqu au dehors.
    (D'aprs une photographie.)                                    146

  Tell-Erfat est peupl d'Yazides; on le reconnat  la forme des
    habitations. (D'aprs une photographie.)                       147

  La rive droite de l'Euphrate tait couverte de stations romaines
    et byzantines. (D'aprs une photographie.)                     148

  Biredjik vu de la citadelle: la plaine s'allonge indfiniment
    (page 148). (D'aprs une photographie.)                        149

  Srsat: village mixte d'Yazides et de Bdouins (page 146).
    (D'aprs une photographie.)                                    150

  Les Tcherkesses diffrent des autres musulmans; sur leur personne,
    pas de haillons (page 152). (D'aprs une photographie.)        151

  Ras-el-An. Deux jours se passent, mlancoliques, en ngociations
    (page 155). (D'aprs une photographie.)                        152

  J'ai laiss ma tente hors les murs devant Orfa. (D'aprs une
    photographie.)                                                 153

  Environs d'Orfa: les vignes, basses, courent sur le sol. (D'aprs
    une photographie.)                                             154

  Vue gnrale d'Orfa. (D'aprs une photographie.)                 155

  Porte arabe  Rakka (page 152). (D'aprs une photographie.)      156

  Passage de l'Euphrate: les chevaux apeurs sont ports dans le
    bac  force de bras (page 159). (D'aprs une photographie.)    157

  Bdouin. (D'aprs une photographie.)                             157

  Citadelle d'Orfa: deux puissantes colonnes sont restes debout.
    (D'aprs une photographie.)                                    158

  Orfa: mosque Ibrahim-Djami; les promeneurs flnent dans la cour
    et devant la piscine (page 157). (D'aprs une photographie.)   159

  Pont byzantin et arabe (page 159). (D'aprs une photographie.)   160

  Mausole d'Alif, orn d'une frise de ttes sculptes (page 160).
    (D'aprs une photographie.)                                    161

  Mausole de Thodoret, selon la lgende, prs de Cyrrhus.
    (D'aprs une photographie.)                                    162

  Kara-Moughara: au sommet se voit une grotte taille (page 165).
    (D'aprs une photographie.)                                    163

  L'Euphrate en amont de Roum-Kaleh; sur la falaise campait un petit
    corps de lgionnaires romains (page 160). (D'aprs une
    photographie.)                                                 163

  Trappe de Checkhl: un grand difice en pierres a remplac les
    premires habitations (page 166).                              164

  Trappe de Checkhl: la chapelle (page 166). (D'aprs une
    photographie.)                                                 165

  Pre Maronite (page 168). (D'aprs une photographie.)            166

  Acbs est situ au fond d'un grand cirque montagneux (page 166).
    (D'aprs une photographie.)                                    167

  Trappe de Checkhl: premires habitations des trappistes
    (page 166). (D'aprs une photographie.)                        168


LA FRANCE AUX NOUVELLES-HBRIDES

Par _M. RAYMOND BEL_


  Indignes hbridais de l'le de Spiritu-Santo. (D'aprs une
    photographie.)                                                 169

  Le petit personnel d'un colon de Malli-Colo. (D'aprs une
    photographie.)                                                 169

  Le quai de Franceville ou Port-Vila, dans l'le Vat. (D'aprs
    une photographie.)                                             170

  Une case de l'le de Spiritu-Santo et ses habitants. (D'aprs
    une photographie.)                                             171

  Le port de Franceville ou Port-Vila, dans l'le Vat, prsente
    une rade magnifique. (D'aprs une photographie.)               172

  C'est  Port-Vila ou Franceville, dans l'le Vat, que la France
    a un rsident. (D'aprs une photographie.)                     173

  Dieux indignes ou Tabous. (D'aprs une photographie.)           174

  Les indignes hbridais de l'le Mallicolo ont un costume et
    une physionomie moins sauvages que ceux de l'le Pentecte.
    (D'aprs des photographies.)                                   175

  Pirogues de l'le Vao. (D'aprs une photographie.)               176

  Indignes employs au service d'un bateau. (D'aprs une
    photographie.)                                                 177

  Un sous-bois dans l'le de Spiritu-Santo. (D'aprs une
    photographie.)                                                 178

  Un banquet de Franais  Port-Vila (Franceville). (D'aprs
    une photographie.)                                             179

  La colonie franaise de Port-Vila (Franceville). (D'aprs
    une photographie.)                                             179

  La rivire de Luganville. (D'aprs une photographie.)            180


LA RUSSIE, RACE COLONISATRICE

Par _M. ALBERT THOMAS_


  Les enfants russes, aux grosses joues pales, devant l'isba
    (page 182). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         181

  La reine des cloches Tsar Kolokol (page 180). (D'aprs une
    photographie de M. Thibeaux.)                                 181

  Les chariots de transport que l'on rencontre en longues files
    dans les rues de Moscou (page 183).                            182

  Les paysannes en plerinage arrives enfin  Moscou, la cit
    sainte (page 182). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)  183

  Une chapelle o les passants entrent adorer les icnes
    (page 183). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         184

  La porte du Sauveur que nul ne peut franchir sans se dcouvrir
    (page 185). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        185

  Une porte du Kreml (page 185). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    186

  Les moines du couvent de Saint-Serge, un des couvents qui
    entourent la cit sainte (page 185). (D'aprs une photographie
    de M. J. Cahen.)                                               187

  Deux villes dans le Kreml: celle du XVe sicle, celle d'Ivan,
    et la ville moderne, que symbolise ici le petit palais
    (page 190).                                                    188

  Le mur d'enceinte du Kreml, avec ses crneaux, ses tours aux
    toits aigus (page 183). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    189

  Tout prs de l'Assomption, les deux glises-soeurs se dressent:
    les Saints-Archanges et l'Annonciation (page 186). (D'aprs une
    photographie de M. Thibeaux.)                                 189

   l'extrmit de la place Rouge, Saint-Basile dresse le fouillis
    de ses clochers (page 184). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    190

  Du haut de l'Ivan Vliki, la ville immense se dcouvre (page 190).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)                    191

  Un des isvotchiks qui nous mnent grand train  travers les rues
    de Moscou (page 182).                                          192

  Il fait bon errer parmi la foule pittoresque des marchs moscovites,
    entre les petits marchands, artisans ou paysans qui apportent l
    leurs produits (page 195). (D'aprs une photographie de M. J.
    Cahen.)                                                        193

  L'isvotchik a revtu son long manteau bleu (page 194). (D'aprs
    une photographie de M. J. Cahen.)                              193

  Itinraire de Moscou  Tomsk.                                    194

   ct d'une picerie, une des petites boutiques o l'on vend le
    kvass, le cidre russe (page 195). (D'aprs une photographie de
    M. J. Cahen.)                                                  195

  Et des Tatars offraient des toffes tales sur leurs bras
    (page 195). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         196

  Patients, rsigns, les cochers attendent sous le soleil de midi
    (page 194). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         197

  Une cour du quartier ouvrier, avec l'icne protectrice (page 196).
    (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)                     198

  Sur le flanc de la colline de Nijni, au pied de la route qui
    relie la vieille ville  la nouvelle, la citadelle au march
    (page 204). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         199

  Le march tincelait dans son fouillis (page 195). (D'aprs une
    photographie de M. J. Cahen.)                                  200

  Dj la grande industrie pntre: on rencontre  Moscou des
    ouvriers modernes (page 195). (D'aprs une photographie.)      201

  Sur l'Oka, un large pont de bois barrait les eaux (page 204).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)                    202

  Dans le quartier ouvrier, les familles s'entassent,  tous les
    tages, autour de grandes cours (page 196). (D'aprs une
    photographie de M. J. Cahen.)                                  203

  Le char funbre tait blanc et dor (page 194). (D'aprs une
    photographie.)                                                 204

   Nijni, toutes les races se rencontrent, Grands-Russiens, Tatars,
    Tcherkesses (page 208). (D'aprs une photographie de M. J.
    Cahen.)                                                        205

  Une femme tatare de Kazan dans l'enveloppement de son grand chle
    (page 214). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        205

  Nous avons travers le grand pont qui mne  la foire (page 205).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)                    206

  Au dehors, la vie de chaque jour s'talait, ple-mle, 
    l'orientale (page 207). (D'aprs une photographie de M. J.
    Cahen.)                                                        207

  Les galeries couvertes, devant les boutiques de Nijni (page 206).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)                    208

  Dans les rues, les petits marchands taient innombrables
    (page 207). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         209

  Dans une rue, c'taient des coffres de toutes dimensions, peints
    de couleurs vives (page 206). (D'aprs une photographie de M.
    J. Cahen.)                                                     210

  Prs de l'asile, nous sommes alls au march aux cloches
   (page 208). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)          211

  Plus loin, sous un abri, des balances gigantesques taient pendues
    (page 206). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         211

  Dans une autre rue, les charrons avaient accumul leurs roues
    (page 206). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)         212

  Paysannes russes, de celles qu'on rencontre aux petits marchs
    des dbarcadres ou des stations (page 215). (D'aprs une
    photographie de M. J. Cahen.)                                  213

  Le Kreml de Kazan. C'est l que sont les glises et les
    administrations (page 214). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    214

  Sur la berge, des tarantass taient ranges (page 216). (D'aprs
    une photographie de M. Thibeaux.)                             215

  Partout sur la Volga d'immenses paquebots et des remorqueurs
    (page 213). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        216

   presque toutes les gares il se forme spontanment un petit
    march (page 222). (D'aprs une photographie de M. J. Cahen.)  217

  Dans la plaine (page 221). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    217

  Un petit fumoir, vitr de tous cts, termine le train
    (page 218). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        218

  Les migrants taient l, ple-mle, parmi leurs misrables
    bagages (page 226). (D'aprs une photographie de M. J.
    Cahen.)                                                        219

  Les petits garons du wagon-restaurant s'approvisionnent
    (page 218). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        220

  migrants prenant leur maigre repas pendant l'arrt de leur train
    (page 228). (Photographie de M. A. N. de Koulomzine)           221

  L'ameublement du wagon-restaurant tait simple, avec un bel air
    d'aisance (page 218). (Photographie de M. A. N. de Koulomzine) 222

  Les gendarmes qui assurent la police des gares du Transsibrien.
    (Photographie de M. Thibeaux.)                                223

  L'glise, prs de la gare de Tchliabinsk, ne diffre des isbas
    neuves que par son clocheton (page 225). (Photographie extraite
    du Guide du Transsibrien.)                                  224

  Un train de constructeurs tait remis l, avec son wagon-chapelle
    (page 225). (Photographie de M. A. N. de Koulomzine.)          225

  Vue De Stretensk: la gare est sur la rive gauche, la ville sur
    la rive droite. (Photographie de M. A. N. de Koulomzine.)      226

  Un point d'migration (page 228). (Photographie de M. A. N. de
    Koulomzine.)                                                   227

  Enfants d'migrants (page 228). (D'aprs une photographie de M.
    Thibeaux.)                                                    228

  Un petit march dans une gare du Transsibrien. (Photographie de
    M. Legras.)                                                    229

  La cloche luisait, immobile, sous un petit toit isol (page 230).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)                    229

  Nous sommes passs prs d'une glise  clochetons verts (page 230).
    (Photographie de M. Thibeaux.)                                230

  Tomsk a group dans la valle ses maisons grises et ses toits
    verts (page 230). (Photographie de M. Brocherel.)              231

  Aprs la dbcle de la Tome, prs de Tomsk (page 230). (D'aprs
    une photographie de M. Legras.)                                232

  Le chef de police demande quelques explications sur les passeports
    (page 232). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        233

  La cathdrale de la Trinit  Tomsk (page 238). (Photographie
    extraite du Guide du Transsibrien.)                         234

  Tomsk: en revenant de l'glise (page 234). (D'aprs une
    photographie de M. Thibeaux.)                                 235

  Tomsk n'tait encore qu'un campement, sur la route de l'migration
    (page 231). (D'aprs une photographie.)                        236

  Une rue de Tomsk, dfinie seulement par les maisons qui la bordent
    (page 231). (Photographie de M. Brocherel.)                    237

  Les cliniques de l'Universit de Tomsk (page 238). (Photographie
    extraite du Guide du Transsibrien.)                         238

  Les longs btiments blancs o s'abrite l'Universit (page 237).
    (Photographie extraite du Guide du Transsibrien.)           239

  La voiture de l'icne stationnait parfois (page 230). (D'aprs une
    photographie de M. Thibeaux.)                                 240

  Flneurs  la gare de Petropavlosk (page 242). (D'aprs une
    photographie de M. Legras.)                                    241

  Dans les valles de l'Oural, habitent encore des Bachkirs
    (page 245). (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)        241

  Un taillis de bouleaux entourait une petite mare. (D'aprs une
    photographie.)                                                 242

  Les rivires roulaient une eau claire (page 244). (D'aprs une
    photographie.)                                                 243

  La ligne suit la valle des rivires (page 243). (D'aprs une
    photographie de M. Thibeaux.)                                 244

  Comme toute l'activit commerciale semble frle en face des eaux
    puissantes de la Volga! (page 248.) (D'aprs une photographie
    de M. G. Cahen.)                                               245

  Bachkirs sculpteurs. (D'aprs une photographie de M. Paul
    Labb.)                                                        246

   la gare de Tchliabinsk, toujours des migrants (page 242).
    (D'aprs une photographie de M. J. Legras.)                    247

  Une bonne d'enfants, avec son costume traditionnel (page 251).
    (D'aprs une photographie de M. G. Cahen.)                     248

  Joie nave de vivre, et mlancolie.--un petit march du sud
    (page 250). (D'aprs une photographie de M. G. Cahen.)         249

  Un russe dans son vtement d'hiver (page 249). (D'aprs une
    photographie de M. G. Cahen.)                                  250

  Dans tous les villages russes, une activit humble, pauvre de
    moyens.--Marchands de poteries (page 248). (D'aprs une
    photographie de M. G. Cahen.)                                  251

  L, au passage, un Kirghize sur son petit cheval (page 242).
    (D'aprs une photographie de M. Thibeaux.)         252


LUGANO, LA VILLE DES FRESQUES

Par _M. GERSPACH_


  Lugano: les quais offrent aux touristes une merveilleuse
    promenade. (Photographie Alinari.)                             253

  Porte de la cathdrale Saint-Laurent de Lugano (page 256).
    (Photographie Alinari.)                                        253

  Le lac de Lugano dont les deux bras enserrent le promontoire de
    San Salvatore. (D'aprs une photographie.)                     254

  La ville de Lugano descend en amphithtre jusqu'aux rives de son
    lac. (Photographie Alinari.)                                   255

  Lugano: faubourg de Castagnola. (D'aprs une photographie.)      256

  La cathdrale de Saint-Laurent: sa faade est dcore de figures
    de prophtes et de mdaillons d'aptres (page 256).
    (Photographie Alinari.)                                        257

  Saint-Roch: dtail de la fresque de Luini  Sainte-Marie-des-Anges
    (Photographie Alinari.)                                        258

  La passion: fresque de Luini  l'glise Sainte-Marie-des-Anges
    (page 260). (Photographie Alinari)                             259

  Saint Sbastien: dtail de la grande fresque de Luini 
    Sainte-Marie-des-Anges. (Photographie Alinari.)                260

  La madone, l'enfant Jsus et Saint Jean, par Luini, glise
    Sainte-Marie-des-Anges (page 260). (Photographie Alinari.)     261

  La Scne: fresque de Luini  l'glise Sainte-Marie-des-Anges
    (page 260).                                                    262

  Lugano: le quai et le faubourg Paradiso.
    (Photographie Alinari.)                                        263

  Lac de Lugano: viaduc du chemin de fer du Saint-Gothard.
    (D'aprs une photographie.)                                    264


SHANGHA, LA MTROPOLE CHINOISE

Par _M. MILE DESCHAMPS_


  Les quais sont anims par la population grouillante des Chinois
    (page 266). (D'aprs une photographie.)                        265

  Acteurs du thtre chinois. (D'aprs une photographie.)          265

  Plan de Shangha.                                                266

  Shangha est sillonne de canaux qui,  mare basse, montrent
    une boue noire et mal odorante. (Photographie de Mlle Hlne
    de Harven.)                                                    267

  Panorama de Shangha. (D'aprs une photographie.)                268

  Dans la ville chinoise, les camelots sont nombreux, qui dbitent
    en plein vent des marchandises ou des lgendes extraordinaires.
    (D'aprs une photographie.)                                    269

  Le poste de l'Ouest, un des quatre postes o s'abrite la milice
    de la Concession franaise (page 272). (D'aprs une
    photographie.)                                                 270

  La population ordinaire qui grouille dans les rues de la ville
    chinoise de Shangha (page 268).                               271

  Les coolies conducteurs de brouettes attendent nonchalamment
    l'arrive du client (page 266). (Photographies de Mlle H. de
    Harven.)                                                       271

  Une maison de th dans la cit chinoise. (D'aprs une
    photographie.)                                                 272

  Les brouettes, qui transportent marchandises ou indignes, ne
    peuvent circuler que dans les larges avenues des concessions
    (page 270). (D'aprs une photographie.)                        273

  La prison de Shangha se prsente sous l'aspect d'une grande cage,
     forts barreaux de fer. (D'aprs une photographie.)           274

  Le parvis des temples dans la cit est toujours un lieu de
    runion trs frquent. (D'aprs une photographie.)            275

  Les murs de la cit chinoise, du ct de la Concession franaise.
    (D'aprs une photographie.)                                    276

  La navigation des sampans sur le Ouang-P. (D'aprs une
    photographie.)                                                 277

  Aiguille de la pagode de Long-Hoa. (D'aprs une photographie.)   277

  Rickshaws et brouettes sillonnent les ponts du Yang King-Pang.
    (D'aprs une photographie.)                                    278

  Dans Broadway, les boutiques alternent avec des magasins de belle
    apparence (page 282).                                          279

  Les jeunes Chinois flnent au soleil dans leur Cit.
    (Photographies de Mlle H. de Harven.)                          279

  Sur les quais du Yang-King-Pang s'lvent des btiments, banques
    ou clubs, qui n'ont rien de chinois. (D'aprs une
    photographie.)                                                 280

  Le quai de la Concession franaise prsente,  toute heure du
    jour, la plus grande animation. (D'aprs une photographie.)    281

  Hong-Hoa: pavillon qui surmonte l'entre de la pagode. (D'aprs
    une photographie.)                                             282

  L'omnibus du pauvre (wheel-barrow ou brouette) fait du deux 
    l'heure et cote quelques centimes seulement. (D'aprs une
    photographie.)                                                 283

  Une station de brouettes sur le Yang-King-Pang. (D'aprs une
    photographie.)                                                 284

  Les barques s'entre-croisent et se choquent devant le quai
    chinois de Tou-Ka-Dou. (D'aprs une photographie.)             285

  Chinoises de Shangha. (D'aprs une photographie.)               286

  Village chinois aux environs de Shangha. (D'aprs une
    photographie.)                                                 287

  Le charnier des enfants trouvs (page 280). (D'aprs une
    photographie.)                                                 288


L'DUCATION DES NGRES AUX TATS-UNIS

Par _M. BARGY_


  L'cole maternelle de Hampton accueille et occupe les ngrillons
    des deux sexes. (D'aprs une photographie.)                    289

  Institut Hampton: cours de travail manuel. (D'aprs une
    photographie.)                                                 289

  Booker T. Washington, le leader de l'ducation des ngres aux
    tats-Unis, fondateur de l'cole de Tuskegee, en costume
    universitaire. (D'aprs une photographie.)                     290

  Institut Hampton: le cours de maonnerie. (D'aprs une
    photographie.)                                                 291

  Institut Hampton: le cours de laiterie. (D'aprs une
    photographie.)                                                 292

  Institut Hampton: le cours d'lectricit. (D'aprs une
    photographie.)                                                 293

  Institut Hampton: le cours de menuiserie. (D'aprs une
    photographie.)                                                 294

  Le salut au drapeau excut par les ngrillons de l'Institut
    Hampton. (D'aprs une photographie.)                           295

  Institut Hampton: le cours de chimie. (D'aprs une
    photographie.)                                                 296

  Le basket ball dans les jardins de l'Institut Hampton. (D'aprs
    une photographie.)                                             297

  Institut Hampton: le cours de cosmographie. (D'aprs une
    photographie.)                                                 298

  Institut Hampton: le cours de botanique. (D'aprs une
    photographie.)                                                 299

  Institut Hampton: le cours de mcanique. (D'aprs une
    photographie.)                                                 300


 TRAVERS LA PERSE ORIENTALE

Par _le Major PERCY MOLESWORTH SYKES_

_Consul gnral de S. M. Britannique au Khorassan._


  Une foule curieuse nous attendait sur les places de Mechhed.
    (D'aprs une photographie.)                                    301

  Un poney persan et sa charge ordinaire. (D'aprs une
    photographie.)                                                 301

  Le plateau de l'Iran. Carte pour suivre le voyage de l'auteur,
    d'Astrabad  Kirman.                                           302

  Les femmes persanes s'enveloppent la tte et le corps d'amples
    toffes. (D'aprs une photographie.)                           303

  Paysage du Khorassan: un sol rocailleux et ravag, une rivire
    presque  sec; au fond, des constructions  l'aspect de fortins.
    (D'aprs une photographie.)                                    304

  Le sanctuaire de Mechhed est parmi les plus riches et les plus
    visits de l'Asie. (D'aprs une photographie.)                 305

  La cour principale du sanctuaire de Mechhed. (D'aprs une
    photographie.)                                                 306

  Enfants nomades de la Perse orientale. (D'aprs une
    photographie.)                                                 307

  Jeunes filles kurdes des bords de la mer Caspienne. (D'aprs une
    photographie.)                                                 308

  Les prparatifs d'un campement dans le dsert de Lout. (D'aprs
    une photographie.)                                             309

  Le dsert de Lout n'est surpass, en aridit, par aucun autre de
    l'Asie. (D'aprs une photographie.)                            310

  Avant d'arriver  Kirman, nous avions  traverser la chane de
    Kouhpaia. (D'aprs une photographie.)                          311

  Rien n'gale la dsolation du dsert de Lout. (D'aprs une
    photographie.)                                                 312

  La communaut Zoroastrienne de Kirman vint, en chemin, nous
    souhaiter la bienvenue. (D'aprs une photographie.)            313

  Un marchand de Kirman. (D'aprs une photographie.)               313

  Le dme de Djabalia, ruine des environs de Kirman, ancien
    sanctuaire ou ancien tombeau. (D'aprs une photographie.)      314

   Kirman: le jardin qui est lou par le Consulat, se trouve  un
    mille au del des remparts. (D'aprs une photographie.)        315

  Une avenue dans la partie ouest de Kirman. (D'aprs une
    photographie.)                                                 316

  Les gardes indignes du Consulat anglais de Kirman. (D'aprs une
    photographie.)                                                 317

  La plus ancienne mosque de Kirman est celle dite Masdjid-i-Malik.
   (D'aprs une photographie.)                                     318

  Membres des cheikhis, secte qui en compte 7 000 dans la province
    de Kirman. (D'aprs une photographie.)                         319

  La Masdjid Djami, construite en 1349, une des quatre-vingt-dix
    mosques de Kirman. (D'aprs une photographie.)                320

  Dans la partie ouest de Kirman se trouve le Bagh-i-Zirisf,
    terrain de plaisance occup par des jardins. (D'aprs une
    photographie.)                                                 321

  Les environs de Kirman comptent quelques maisons de th. (D'aprs
    une photographie.)                                             322

  Une tour de la mort, o les Zoroastriens exposent les cadavres.
    (D'aprs une photographie.)                                    323

  Le fort dit Kala-i-Dukhtar ou fort de la Vierge, aux portes de
    Kirman. (D'aprs une photographie.)                            324

  Le Farma Farma. (D'aprs une photographie.)                    325

  Indignes du bourg d'Aptar, Baloutchistan. (D'aprs une
    photographie.)                                                 325

  Carte du Makran.                                                 326

  Baloutches de Pip, village de deux cents maisons groupes autour
    d'un fort. (D'aprs une photographie.)                         327

  Des forts abandonns rappellent l'ancienne puissance du
    Baloutchistan. (D'aprs une photographie.)                     328

  Chameliers brahmanes du Baloutchistan. (D'aprs une
    photographie.)                                                 329

  La passe de Fanoch, faisant communiquer la valle du mme nom et
    la valle de Lachar. (D'aprs une photographie.)               330

  Musiciens ambulants du Baloutchistan. (D'aprs une
    photographie.)                                                 331

  Une halte dans les montagnes du Makran. (D'aprs une
    photographie.)                                                 332

  Baloutches du district de Sarhad. (D'aprs une photographie.)    333

  Un fortin sur les frontires du Baloutchistan. (D'aprs une
    photographie.)                                                 334

  Dans les montagnes du Makran:  des collines d'argile succdent
    de rugueuses chanes calcaires. (D'aprs une photographie.)    335

  Bureau du tlgraphe sur la cte du Makran. (D'aprs une
    photographie.)                                                 336

  L'oasis de Djalsk, qui s'tend sur 10 kilomtres carrs, est
    remplie de palmiers-dattiers, et compte huit villages.
    (D'aprs une photographie.)                                    337

  Femme Parsi du Baloutchistan. (D'aprs une photographie.)        337

  Carte pour suivre les dlimitations de la frontire
    perso-baloutche.                                               338

  Nous campmes  Fahradj, sur la route de Kouak, dans une
    palmeraie. (D'aprs une photographie.)                         339

  C'est  Kouak que les commissaires anglais et persans s'taient
    donn rendez-vous. (D'aprs une photographie.)                 340

  Le sanctuaire de Mahoun, notre premire tape sur la route de
    Kouak. (D'aprs une photographie.)                             341

  Cour intrieure du sanctuaire de Mahoun. (D'aprs une
    photographie.)                                                 342

  Le khan de Klat et sa cour. (D'aprs une photographie.)         343

  Jardins du sanctuaire de Mahoun. (D'aprs une photographie.)     344

  Dans la valle de Kalagan, prs de l'oasis de Djalsk. (D'aprs
    une photographie.)                                             345

  Oasis de Djalsk: Des difices en briques abritent les tombes
    d'une race de chefs disparue. (D'aprs une photographie.)      346

  Indignes de l'oasis de Pandjgour,  l'est de Kouak. (D'aprs
    une photographie.)                                             347

  Camp de la commission de dlimitation sur la frontire
    perso-baloutche. (D'aprs une photographie.)                   348

  Campement de la commission des frontires perso-baloutches.
    (D'aprs une photographie.)                                    349

  Parsi de Yezd. (D'aprs une photographie.)                       349

  Une sance d'arpentage dans le Seistan. (D'aprs une
    photographie.)                                                 350

  Les commissaires persans de la dlimitation des frontires
    perso-baloutches. (D'aprs une photographie.)                  351

  Le delta du Helmand.                                             352

  Sculptures sassanides de Perspolis. (D'aprs une photographie.) 352

  Un gouverneur persan et son tat-major. (D'aprs une
    photographie.)                                                 353

  La passe de Buzi. (D'aprs une photographie.)                    354

  Le Gypsies du sud-est persan.                                    355

  Sur la lagune du Helmand. (D'aprs une photographie.)            356

  Couple baloutche. (D'aprs une photographie.)                    357

  Vue de Yezd, par o nous passmes pour rentrer  Kirman. (D'aprs
    une photographie.)                                             358

  La colonne de Nadir s'lve comme un phare dans le dsert.
    (D'aprs une photographie.)                                    359

  Mosque de Yezd. (D'aprs une photographie.)                     360


AUX RUINES D'ANGKOR

Par _M. le Vicomte De MIRAMON-FARGUES_


  Entre le sanctuaire et la seconde enceinte qui abrite sous ses
    votes un peuple de divinits de pierre.... (D'aprs une
    photographie.)                                                 361

  Emblme dcoratif (art khmer). (D'aprs une photographie.)       361

  Porte d'entre de la cit royale d'Angkor-Tom, dans la fort.
    (D'aprs une photographie.)                                    362

  Ce grand village, c'est Siem-Rap, capitale de la province.
    (D'aprs une photographie)                                     363

  Une chausse de pierre s'avance au milieu des tangs. (D'aprs
    une photographie.)                                             364

  Par des escaliers invraisemblablement raides, on gravit la
    montagne sacre. (D'aprs une photographie.)                   365

  Colonnades et galeries couvertes de bas-reliefs. (D'aprs une
    photographie.)                                                 366

  La plus grande des deux enceintes mesure 2 kilomtres de tour;
    c'est un long clotre. (D'aprs une photographie.)             367

  Trois dmes hrissent superbement la masse formidable du temple
    d'Angkor-Wat. (D'aprs une photographie.)                      367

  Bas-relief du temple d'Angkor. (D'aprs une photographie.)       368

  La fort a envahi le second tage d'un palais khmer. (D'aprs
    une photographie.)                                             369

  Le gouverneur rquisitionne pour nous des charrettes  boeufs.
    (D'aprs une photographie.)                                    370

  La jonque du deuxime roi, qui a, l'an dernier, succd  Norodom.
    (D'aprs une photographie.)                                    371

  Le palais du roi,  Oudong-la-Superbe. (D'aprs une
    photographie.)                                                 371

  Sculptures de l'art khmer. (D'aprs une photographie.)           372


EN ROUMANIE

Par _M. Th. HEBBELYNCK_


  La petite ville de Petrozeny n'est gure originale; elle a, de
    plus, un aspect malpropre. (D'aprs une photographie.)         373

  Paysan des environs de Petrozeny et son fils. (D'aprs une
    photographie.)                                                 373

  Carte de Roumanie pour suivre l'itinraire de l'auteur.          374

  Vendeuses au march de Targu-Jiul. (D'aprs une photographie.)   375

  La nouvelle route de Valachie traverse les Carpathes et aboutit
     Targu-Jiul. (D'aprs une photographie.)                      376

  C'est aux environs d'Arad que pour la premire fois nous voyons
    des buffles domestiques. (D'aprs une photographie.)           377

  Montagnard roumain endimanch. (Clich Anerlich.)                378

  Derrire une haie de bois blanc s'lve l'habitation modeste.
    (D'aprs une photographie.)                                    379

  Nous croisons des paysans roumains. (D'aprs une photographie.)  379

  Costume national de gala, roumain. (Clich Cavallar.)            380

  Dans les vicissitudes de leur triste existence, les tziganes ont
    conserv leur type et leurs moeurs. (Photographie Anerlich.)   381

  Un rencontre prs de Padavag d'immenses troupeaux de boeufs.
    (D'aprs une photographie.)                                    382

  Les femmes de Targu-Jiul ont des traits rudes et svres, sous
    le linge blanc. (D'aprs une photographie.)                    383

  En Roumanie, on ne voyage qu'en victoria. (D'aprs une
    photographie.)                                                 384

  Dans la valle de l'Olt, les castrinza des femmes sont
    dcores de paillettes multicolores.                           385

  Dans le village de Slanic. (D'aprs une photographie.)           385

  Roumaine du dfil de la Tour-Rouge. (D'aprs une photographie.) 386

  La petite ville d'Horezu est charmante et anime. (D'aprs une
    photographie.)                                                 387

  La perle de Curtea, c'est cette superbe glise blanche,
    scintillante sous ses coupoles dores. (D'aprs une
    photographie.)                                                 388

  Une ferme prs du monastre de Bistritza. (D'aprs une
    photographie.)                                                 389

  Entre de l'glise de Curtea. (D'aprs une photographie.)        390

  Les religieuses du monastre d'Horezu portent le mme costume
    que les moines. (D'aprs une photographie.)                    391

  Devant l'entre de l'glise se dresse le baptistre de Curtea.
    (D'aprs une photographie.)                                    392

  Au march de Campolung. (D'aprs une photographie.)              393

  L'excursion du dfil de Dimboviciora est le complment oblig
    d'un sjour  Campolung. (D'aprs une photographie.)           394

  Dans le dfil de Dimboviciora. (D'aprs des photographies.)     395

  Dans les jardins du monastre de Curtea.                         396

  Sinaa: le chteau royal, Castel Pels, sur la montagne du mme
    nom. (D'aprs une photographie.)                               397

  Un enfant des Carpathes. (D'aprs une photographie.)             397

  Une fabrique de ciment groupe autour d'elle le village de Campina.
    (D'aprs une photographie.)                                    398

  Vue intrieure des mines de sel de Slanic. (D'aprs une
    photographie.)                                                 399

  Entre Campina et Sinaa la route de voiture est des plus
    potiques. (D'aprs une photographie.)                         400

  Un coin de Campina. (D'aprs une photographie.)                  401

  Les villas de Sinaa. (D'aprs une photographie.)                402

  Vues de Bucarest: le boulevard Coltei. -- L'glise du Spiritou
    Nou. -- Les constructions nouvelles du boulevard Coltei. --
    L'glise mtropolitaine.--L'Universit.--Le palais Stourdza.
    -- Un vieux couvent. -- (D'aprs des photographies.)           403

  Le monastre de Sinaa se dresse derrire les villas et les
    htels de la ville. (D'aprs une photographie.)                404

  Une des deux cours intrieures du monastre de Sinaa. (D'aprs
    une photographie.)                                             405

  Une demeure princire de Sinaa. (D'aprs une photographie.)     406

  Busteni (les villas, l'glise), but d'excursion pour les habitants
    de Sinaa. (D'aprs une photographie.)                         407

  Slanic: un wagon de sel. (D'aprs une photographie.)             408


CROQUIS HOLLANDAIS

Par _M. Lud. GEORGES HAMN_

_Photographies de l'auteur._


   la kermesse.                                                   409

  Ces anciens, pour la plupart, ont une maigreur de bon aloi.      409

  Des boerin bien prises en leurs justins marchent en roulant,
    un joug sur les paules.                                       410

  Par intervalles une femme sort avec des seaux; elle lave sa
    demeure de haut en bas.                                        410

  Emplettes familiales.                                            411

  Les mnagres sont l, galement calmes, lentes, avec leurs
    grosses jupes.                                                 411

  Jeune mtayre de Middelburg.                                    412

  Middelburg: le faubourg qui prend le chemin du march conduit
     un pont.                                                     412

  Une mre, songeuse, promenait son petit garon.                  413

  Une famille hollandaise au march de Middelburg.                 414

  Le march de Middelburg: considrations sur la grosseur des
    betteraves.                                                    415

  Des groupes d'anciens en culottes courtes, chapeaux marmites.    416

  Un septuagnaire appuy sur son petit-fils me sourit
    bonassement.                                                   417

  Roux en le dcor roux, l'clusier fumait sa pipe.                417

  Le village de Zoutelande.                                        418

  Les grandes voitures en forme de nacelle, recouvertes de bches
    blanches.                                                      419

  Aussi comme on l'aime, ce home.                                  420

  Les filles de l'htelier de Wemeldingen.                         421

  Il se campe prs de son cheval.                                  421

  Je rencontre  l'ore du village un couple minuscule.            422

  La campagne hollandaise.                                         423

  Environs de Westkapelle: deux femmes reviennent du molen.      423

  Par tous les sentiers, des marmots se juchrent.                 424

  Le pre Kick symbolisait les gnrations des Nerlandais
    dfunts.                                                       425

  Wemeldingen: un moulin colossal domine les digues.               426

  L'une entonna une chanson.                                       427

  Les moutons broutent avec ardeur le long des canaux.             428

  Famille hollandaise en voyage.                                   429

  Ah! les moulins; leur nombre droute l'esprit.                   429

  Les chariots enfoncs dans les champs marcageux sont enlevs
    par de forts chevaux.                                          430

  La digue de Westkapelle.                                         431

  Les cluses ouvertes.                                            432

  Les petits garons rdent par bandes,  grand bruit de sabots
    sonores....                                                    433

  Jeune mre  Marken.                                             433

  Volendam, sur les bords du Zuiderzee, est le rendez-vous des
    peintres de tous les pays.                                     434

  Avec leurs figures rondes, panouies de contentement, les petites
    filles de Volendam font plaisir  voir.                        435

  Aux jours de lessive, les linges multicolores flottent partout.  436

  Les jeunes filles de Volendam sont coiffes du casque en dentelle,
     forme de salade renverse.                                 437

  Deux pcheurs accroupis au soleil,  Volendam.                   438

  Une lessive consciencieuse.                                      439

  Il y a des couples d'enfants ravissants, d'un type expressif.    440

  Les femmes de Volendam sont moins claquemures en leur logis.    441

  Vtu d'un pantalon dmesur, le pcheur de Volendam a une allure
    personnelle.                                                   442

  Un commencement d'idylle  Marken.                               443

  Les petites filles sont charmantes.                              444


ABYDOS

dans les temps anciens et dans les temps modernes

Par _M. E. AMELINEAU_


  Le lac sacr d'Osiris, situ au sud-est de son temple, qui a t
    dtruit. (D'aprs une photographie.)                           445

  Sti Ier prsentant des offrandes de pain, lgumes, etc. (D'aprs
    une photographie.)                                             445

  Une rue d'Abydos. (D'aprs une photographie.)                    446

  Maison d'Abydos habite par l'auteur, pendant les trois premires
    annes. (D'aprs une photographie.)                            447

  Le prtre-roi rendant hommage  Sti Ier (chambre annexe de la
    deuxime salle d'Osiris). (D'aprs une photographie.)          448

  Thot prsentant le signe de la vie aux narines du roi Sti Ier
    (chambre annexe de la deuxime salle d'Osiris). (D'aprs une
    photographie.)                                                 449

  Le dieu Thot purifiant le roi Sti Ier (chambre annexe de la
    deuxime salle d'Osiris, mur sud). (D'aprs une photographie.) 450

  Vue intrieure du temple de Ramss II. (D'aprs une
    photographie.)                                                 451

  Perspective de la seconde salle hypostyle du temple de Sti Ier.
    (D'aprs une photographie.)                                    451

  Temple de Sti Ier, mur est, pris du mur nord. Salle due 
    Ramss II. (D'aprs une photographie.)                         452

  Temple de Sti Ier, mur est, montrant des scnes diverses du
    culte. (D'aprs une photographie.)                             453

  Table des rois Sti Ier et Ramss II, faisant des offrandes aux
    rois leurs prdcesseurs. (D'aprs une photographie.)          454

  Vue gnrale du temple de Sti Ier, prise de l'entre. (D'aprs
    une photographie.)                                             455

  Procession des victimes amenes au sacrifice (temple de
    Ramss II). (D'aprs une photographie.)                        456


VOYAGE DU PRINCE SCIPION BORGHSE AUX MONTS CLESTES

Par _M. JULES BROCHEREL_


  Le bazar de Tackhent s'tale dans un quartier vieux et ftide.
    (D'aprs une photographie.)                                    457

  Un Kozaque de Djarghess. (D'aprs une photographie.)             457

  Itinraire de Tachkent  Prjevalsk.                              458

  Les marchands de pain de Prjevalsk. (D'aprs une photographie.)  459

  Un des trente-deux quartiers du bazar de Tachkent. (D'aprs une
    photographie.)                                                 460

  Un contrefort montagneux borde la rive droite du tchou.
    (D'aprs une photographie.)                                    461

  Le bazar de Prjevalsk, principale tape des caravaniers de
    Viernyi et de Kachgar. (D'aprs une photographie.)             462

  Couple russe de Prjevalsk. (D'aprs une photographie.)           463

  Arrive d'une caravane  Prjevalsk. (D'aprs une photographie.)  464

  Le chef des Kirghizes et sa petite famille. (D'aprs une
    photographie.)                                                 465

  Notre djighite, sorte de garde et de policier. (D'aprs une
    photographie.)                                                 466

  Le monument de Prjevalsky,  Prjevalsk. (D'aprs une
    photographie.)                                                 467

  Des ttes humaines, grossirement sculptes, monuments funraires
    des Nestoriens... (D'aprs une photographie.)                  467

  Enfants kozaques sur des boeufs. (D'aprs une photographie.)     468

  Un de nos campements dans la montagne. (D'aprs une
    photographie.)                                                 469

  Monte du col de Tomghent. (D'aprs une photographie.)           469

  Dans la valle de Kizil-Tao. (D'aprs une photographie.)         470

  Itinraire du voyage aux Monts Clestes.                         470

  La carabine de Zurbriggen intriguait fort les indignes. (D'aprs
    une photographie.)                                             471

  Au sud du col s'levait une blanche pyramide de glace. (D'aprs
    une photographie.)                                             472

  La valle de Kizil-Tao. (D'aprs une photographie.)              473

  Le col de Karaguer, valle de Tomghent. (D'aprs une
    photographie.)                                                 474

  Sur le col de Tomghent. (D'aprs une photographie.)              475

  J'tais enchant des aptitudes alpinistes de nos coursiers.
    (D'aprs une photographie.)                                    475

  Le plateau de Saridjass, peu tourment, est pourvu d'une herbe
    suffisante pour les chevaux. (D'aprs une photographie.)       476

  Nous passons  gu le Kizil-Sou. (D'aprs des photographies.)    477

  Panorama du massif du Khan-Tengri. (D'aprs une photographie.)   478

  Entre de la valle de Kachkateur. (D'aprs une photographie.)   479

  Nous baptismes Kachkateur-Tao, la pointe de 4 250 mtres que
    nous avions escalade. (D'aprs une photographie.)             479

  La valle de Tomghent. (D'aprs une photographie.)               480

  Des Kirghizes d'Oustchiar taient venus  notre rencontre.
    (D'aprs une photographie.)                                    481

  Kirghize joueur de flte. (D'aprs une photographie.)            481

  Le massif du Kizil-Tao. (D'aprs une photographie.)              482

  Rgion des Monts Clestes.                                       482

  Les Kirghizes mnent au village une vie peu occupe. (D'aprs
    une photographie.)                                             483

  Notre petite troupe s'aventure audacieusement sur la pente
    glace. (D'aprs une photographie.)                            484

  Valle suprieure d'Inghiltchik. (D'aprs une photographie.)     485

  Valle de Kaende: l'eau d'un lac s'coulait au milieu d'une
    prairie maille de fleurs. (D'aprs une photographie.)        486

  Les femmes kirghizes d'Oustchiar se rangrent, avec leurs
    enfants, sur notre passage. (D'aprs une photographie.)        487

  Le chirta de Kaende. (D'aprs une photographie.)                488

  Nous salumes la valle de Kaende comme un coin de la terre des
    Alpes. (D'aprs une photographie.)                             489

  Femmes maries de la valle de Kaende, avec leur progniture.
    (D'aprs une photographie.)                                    490

  L'lment mle de la colonie vint tout l'aprs-midi voisiner
    dans notre campement. (D'aprs une photographie.)              491

  Un aoul kirghize.                                              492

  Yeux brids, pommettes saillantes, nez pat, les femmes de
    Kaende sont de vilaines Kirghizes. (D'aprs une photographie.) 493

  Enfant kirghize. (D'aprs une photographie.)                     493

  Kirghize dressant un aigle. (D'aprs une photographie.)          494

  Itinraire du voyage aux Monts Clestes.                         494

  Nous rencontrmes sur la route d'Oustchiar un berger et son
    troupeau. (D'aprs une photographie.)                          495

  Je photographiai les Kirghizes de Kaende, qui s'taient, pour
    nous recevoir, assembls sur une minence. (D'aprs une
    photographie.)                                                 496

  Le glacier de Kaende. (D'aprs une photographie.)                497

  L'aiguille d'Oustchiar vue de Kaende.                            498

  Notre cabane au pied de l'aiguille d'Oustchiar. (D'aprs des
    photographies.)                                                498

  Kirghizes de Kaende. (D'aprs une photographie.)                 499

  Le pic de Kaende s'lve  6 000 mtres. (D'aprs une
    photographie.)                                                 500

  La fille du chirta (chef) de Kaende, fiance au kaltch de la
    valle d'Irtach. (D'aprs une photographie.)                   501

  Le kaltch (chef) de la valle d'Irtach, l'heureux fianc de
    la fille du chirta de Kaende. (D'aprs une photographie.)     502

  Le glacier de Kaende.                                            503

  Cheval kirghize au repos sur les flancs du Kaende. (D'aprs
    des photographies.)                                            503

  Retour des champs. (D'aprs une photographie.)                   504

  Femmes kirghizes de la valle d'Irtach. (D'aprs une
    photographie.)                                                 505

  Un chef de district dans la valle d'Irtach. (D'aprs une
    photographie.)                                                 505

  Le pic du Kara-tach, vu d'Irtach, prend vaguement l'aspect d'une
    pyramide. (D'aprs une photographie.)                          506

  Les caravaniers passent leur vie dans les Monts Clestes,
    emmenant leur famille avec leurs marchandises. (D'aprs une
    photographie.)                                                 507

  La valle de Zououka, par o transitent les caravaniers de Viernyi
     Kachgar. (D'aprs une photographie.)                         508

  Le massif du Djoukoutchiak; au pied, le dangereux col du mme nom,
    frquent par les nomades qui se rendent  Prjevalsk. (D'aprs
    une photographie.)                                             509

  Le chaos des pics dans le Kara-Tao. (D'aprs une photographie.)  510

  talon kirghize de la valle d'Irtach et son cavalier. (D'aprs
    une photographie.)                                             511

  Vhicule kirghize employ dans la valle d'Irtach. (D'aprs une
    photographie.)                                                 511

  Les roches plisses des environs de Slifkina, sur la route de
    Prjevalsk. (D'aprs une photographie.)                         512

  Campement kirghize, prs de Slifkina. (D'aprs une
    photographie.)                                                 513

  Femme kirghize tannant une peau. (D'aprs une photographie.)     514

  Les glaciers du Djoukoutchiak-Tao. (D'aprs une photographie.)   515

  Tombeau kirghize. (D'aprs une photographie.)                    516


L'ARCHIPEL DES FERO

Par _Mlle ANNA SEE_


  L'espoir des Fero se rendant  l'cole. (D'aprs une
    photographie.)                                                 517

  Les enfants transportent la tourbe dans des hottes en bois.
    (D'aprs une photographie.)                                    517

  Thorshavn apparut, construite en amphithtre au fond d'un petit
    golfe.                                                         518

  Les fermiers de Kirkeboe en habits de fte. (D'aprs une
    photographie.)                                                 519

  Les poneys feroens et leurs caisses  transporter la tourbe.
    (D'aprs une photographie.)                                    520

  Les dnicheurs d'oiseaux se suspendent  des cordes armes d'un
    crampon. (D'aprs une photographie.)                           521

  Des lots isols, des falaises de basalte ruines par le heurt
    des vagues. (D'aprs des photographies.)                       522

  On pousse vers la plage les cadavres des dauphins, qui ont
    environ 6 mtres. (D'aprs une photographie.)                  523

  Les femmes feroennes prparent la laine.... (D'aprs une
    photographie.)                                                 524

  On sale les morues. (D'aprs une photographie.)                  525

  Feroen en costume de travail. (D'aprs une photographie.)       526

  Les femmes portent une robe en flanelle tisse avec la laine
    qu'elles ont carde et file. (D'aprs une photographie.)      527

  Dj mlancolique!... (D'aprs une photographie.)                528


PONDICHRY

chef-lieu de l'Inde franaise

Par _M. G. VERSCHUUR_


  Groupe de Brahmanes lecteurs franais. (D'aprs une
    photographie.)                                                 529

  Musicien indien de Pondichry. (D'aprs une photographie.)       529

  Les enfants ont une bonne petite figure et un costume peu
    compliqu. (D'aprs une photographie.)                         530

  La visite du march est toujours une distraction utile pour le
    voyageur. (D'aprs une photographie.)                          531

  Indienne en costume de fte. (D'aprs une photographie.)         532

  Groupe de Brahmanes franais. (D'aprs une photographie.)        533

  La pagode de Villenour,  quelques kilomtres de Pondichry.
    (D'aprs une photographie.)                                    534

  Intrieur de la pagode de Villenour. (D'aprs une photographie.) 535

  La Fontaine aux Bayadres. (D'aprs une photographie.)           536

  Plusieurs rues de Pondichry sont larges et bien bties.
    (D'aprs une photographie.)                                    537

  tang de la pagode de Villenour. (D'aprs une photographie.)     538

  Brahmanes franais attendant la clientle dans un bazar.
    (D'aprs une photographie.)                                    539

  La statue de Dupleix  Pondichry. (D'aprs une photographie.)   540


UNE PEUPLADE MALGACHE

LES TANALA DE L'IKONGO

Par _M. le Lieutenant ARDANT DU PICQ_


  Les populations souhaitent la bienvenue  l'tranger. (D'aprs
    une photographie.)                                             541

  Femme d'Ankarimbelo. (D'aprs une photographie.)                 541

  Carte du pays des Tanala.                                        542

  Les femmes tanala sont sveltes, lances. (D'aprs une
    photographie.)                                                 543

  Panorama de Fort-Carnot. (D'aprs une photographie.)             544

  Groupe de Tanala dans la campagne de Milakisihy. (D'aprs une
    photographie.)                                                 545

  Un partisan tanala tirant  la cible  Fort-Carnot. (D'aprs
    une photographie.)                                             546

  Enfants tanala. (D'aprs une photographie.)                      547

  Les hommes, tous arms de la hache. (D'aprs une photographie.)  548

  Les cercueils sont faits d'un tronc d'arbre creus, et recouverts
    d'un drap. (D'aprs une photographie.)                         549

  Le battage du riz. (D'aprs une photographie.)                   550

  Une halte de partisans dans la fort. (D'aprs une
    photographie.)                                                 551

  Femmes des environs de Fort-Carnot. (D'aprs une photographie.)  552

  Les Tanala au repos perdent toute leur lgance naturelle.
    (D'aprs une photographie.)                                    553

  Une jeune beaut tanala. (D'aprs une photographie.)             553

  Le Tanala, maniant une sagaie, a le geste lgant et souple.
    (D'aprs une photographie.)                                    554

  Le chant du e manenina,  Iaborano. (D'aprs une
    photographie.)                                                 555

  La rue principale  Sahasinaka. (D'aprs une photographie.)      556

  La danse est excute par des hommes, quelquefois par des femmes.
    (D'aprs une photographie.)                                    557

  Un danseur botomaro. (D'aprs une photographie.)                 558

  La danse, chez les Tanala, est expressive au plus haut degr.
    (D'aprs des photographies.)                                   559

  Tapant  coups redoubls sur un long bambou, les Tanala en tirent
    une musique trange. (D'aprs une photographie.)               560

  Femmes tanala tissant un lamba. (D'aprs une photographie.)      561

  Le village et le fort de Sahasinaka s'lvent sur les hauteurs
    qui bordent le Faraony. (D'aprs une photographie.)            562

  Un dtachement d'infanterie coloniale traverse le Rienana.
    (D'aprs une photographie.)                                    563

  Profil et face de femmes tanala. (D'aprs une photographie.)     564


LA RGION DU BOU HEDMA

(sud tunisien)

Par _M. Ch. MAUMEN_


  Les murailles de Sfax, vritable dcor d'opra.... (D'aprs une
    photographie.)                                                 565

  Salem, le domestique arabe de l'auteur. (D'aprs une
    photographie.)                                                 565

  Carte de la rgion du Bou Hedma (sud tunisien).                  566

  Les sources chaudes de l'oued Hadedj sont sulfureuses. (D'aprs
    une photographie.)                                             567

  L'oued Hadedj, d'aspect si charmant, est un bourbier qui sue la
    fivre. (D'aprs une photographie.)                            568

  Le cirque du Bou Hedma. (D'aprs une photographie.)              569

  L'oued Hadedj sort d'une troite crevasse de la montagne.
    (D'aprs une photographie.)                                    570

  Manoubia est une petite paysanne d'une douzaine d'annes.
    (D'aprs une photographie.)                                    571

  Un puits dans le dfil de Touninn. (D'aprs une photographie.)  571

  Le ksar de Sakket abrite les Ouled bou Saad Sdentaires, qui
    cultivent oliviers et figuiers. (D'aprs une photographie.)    572

  De temps en temps la fort de gommiers se rvle par un arbre.
    (D'aprs une photographie.)                                    573

  Le village de Mech; dans l'arrire-plan, le Bou Hedma. (D'aprs
    une photographie.)                                             574

  Le Khrangat Touninn (dfile de Touninn), que traverse le chemin
    de Bir Saad  Sakket. (D'aprs une photographie.)              575

  Le puits de Bordj Saad. (D'aprs une photographie.)              576


DE TOLDE  GRENADE

Par _Mme JANE DIEULAFOY_


  Aprs avoir crois des boeufs superbes.... (D'aprs une
    photographie.)                                                 577

  Femme castillane. (D'aprs une photographie.)                    577

  On chemine  travers l'inextricable rseau des ruelles
    silencieuses. (D aprs une photographie.)                      578

  La rue du Commerce,  Tolde. (D'aprs une photographie.)        579

  Un reprsentant de la foule innombrable des mendiants de Tolde.
    (D'aprs une photographie.)                                    580

  Dans des rues tortueuses s'ouvrent les entres monumentales
    d'anciens palais, tel que celui de la Sainte Hermandad.
    (Photographie Lacoste,  Madrid.)                              581

  Porte du vieux palais de Tolde. (D'aprs une photographie.)     582

  Fire et isole comme un arc de triomphe, s'lve la merveilleuse
    Puerta del Sol. (Photographie Lacoste,  Madrid.)              583

  Dtail de sculpture mudejar dans le Transito. (D'aprs une
    photographie.)                                                 584

  Ancienne sinagogue connue sous le nom de Santa Maria la Blanca.
    (Photographie Lacoste,  Madrid.)                              585

  Madrilne. (D'aprs une photographie.)                           586

  La porte de Visagra, construction massive remontant  l'poque
    de Charles Quint. (Photographie Lacoste,  Madrid.)            587

  Tympan mudejar. (D'aprs une photographie.)                      588

  Des familles d'ouvriers ont tabli leurs demeures prs de
    murailles solides. (D'aprs une photographie.)                 589

  Castillane et Svillane. (D'aprs une photographie.)             589

  Isabelle de Portugal, par le Titien (Muse du Prado).
    (Photographie Lacoste,  Madrid.)                              590

  Le palais de Pierre le Cruel. (D'aprs une photographie.)        591

  Statue polychrome du prophte lie, dans l'glise de Santo Tom
    (auteur inconnu). (D'aprs une photographie.)                  592

  Porte du palais de Pierre le Cruel. (D'aprs une photographie.)  593

  Portrait d'homme, par le Greco. (Photographie Hauser y Menet,
     Madrid.)                                                     594

  La cathdrale de Tolde.                                         595

  Enterrement du comte d'Orgaz, par le Greco (glise Santo Tom).
    (D'aprs une photographie.)                                    596

  Le couvent de Santo Tom conserve une tour en forme de minaret.
    (D'aprs une photographie.)                                    597

  Les vques Mendoza et Ximns. (D'aprs une photographie.)      598

  Salon de la prieure, au couvent de San Juan de la Penitencia.
    (D'aprs une photographie.)                                    599

  Prise de Melilla (cathdrale de Tolde). (D'aprs une
    photographie.)                                                 600

  C'est dans cette pauvre demeure que vcut Cervants pendant son
    sjour  Tolde. (D'aprs une photographie.)                   601

  Saint Franois d'Assise, par Alonzo Cano, cathdrale de Tolde.  601

  Porte des Lions. (Photographie Lacoste,  Madrid.)               602

  Le clotre de San Juan de los Reyes apparat comme le morceau le
    plus prcieux et le plus fleuri de l'architecture gothique
    espagnole. (Photographie Lacoste,  Madrid.)                   603

  Ornements d'glise,  Madrid. (D'aprs une photographie.)        604

  Porte due au ciseau de Berruguete, dans le clotre de la
    cathdrale de Tolde. (Photographie Lacoste,  Madrid.)        605

  Une torea. (D'aprs une photographie.)                           606

  Vue intrieure de l'glise de San Juan de Los Reyes.
    (Photographie Lacoste,  Madrid.)                              607

  Une rue de Tolde. (D'aprs une photographie.)                   608

  Porte de l'hpital de Santa Cruz. (Photographie Lacoste,
     Madrid.)                                                     609

  Sur les bords du Tage. (Photographie Lacoste,  Madrid.)         610

  Escalier de l'hpital de Santa Cruz. (D'aprs une photographie.) 611

  Dtail du plafond de la cathdrale. (D'aprs une photographie)   612

  Pont Saint-Martin  Tolde. (D'aprs une photographie.)          613

  Guitariste castillane. (D'aprs une photographie.)               613

  La Casa consistorial, htel de ville. (D'aprs une
    photographie.)                                                 614

  Le patio des Templiers. (D'aprs une photographie.)            615

  Jeune femme de Cordoue avec la mantille en chenille lgre.
    (D'aprs une photographie.)                                    616

  Un coin de la Mosque de Cordoue. (Photographie Lacoste,
     Madrid.)                                                     617

  Chapelle de San Fernando, de style mudejar, leve au
    centre de la Mosque de Cordoue. (D'aprs une photographie.)   618

  La mosque qui fait la clbrit de Cordoue, avec ses dix-neuf
    galeries hypostyles, orientes vers la Mecque. (Photographie
    Lacoste,  Madrid.)                                            619

  Dtail de la chapelle de San Fernando. (D'aprs une
    photographie.)                                                 620

  Vue extrieure de la Mosque de Cordoue, avec l'glise
    catholique leve en 1523, malgr les protestations des
    Cordouans. (D'aprs une photographie.)                         621

  Statue de Gonzalve de Cordoue. (D'aprs une photographie.)       622

  Statue de doa Maria Manrique, femme de Gonzalve de Cordoue.
    (D'aprs une photographie.)                                    623

  Dtail d'une porte de la mosque. (D'aprs une photographie.)    624






End of the Project Gutenberg EBook of Le Tour du Monde; Shanga, la
mtropole chinoise, by Various

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Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
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